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Texte de KANT: L'homme est un animal qui, du moment où il vit parmi d'autres individus de son espèce, a besoin d'un maître…

Publié le 16/05/2020

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Ci-dessous un extrait traitant le sujet : Texte de KANT: L'homme est un animal qui, du moment où il vit parmi d'autres individus de son espèce, a besoin d'un maître… Ce document contient 2235 mots soit 5 pages. Pour le télécharger en entier, envoyez-nous un de vos documents grâce à notre système gratuit d’échange de ressources numériques. Cette aide totalement rédigée en format pdf sera utile aux lycéens ou étudiants ayant un devoir à réaliser ou une leçon à approfondir en Philosophie.

« Demande d'échange de corrigé de Kalac Mikail ( [email protected] ). Sujet déposé : L'homme est un animal qui, du moment où il vit parmi d'autres individus de son espèce, a besoin d'un maître.

Car ilabuse à coup sûr de sa liberté à l'égard de ses semblables ; et, quoique, en tant que créature raisonnable, ilsouhaite une loi qui limite la liberté de tous, son penchant animal à l'égoïsme l'incite toutefois à se réserver danstoute la mesure du possible un régime d'exception pour lui-même.

Il lui faut donc un maître qui batte en brèche savolonté particulière et le force à obéir à une volonté universellement valable, grâce à laquelle chacun puisse êtrelibre.

Mais où va-t-il trouver ce maître ? Nulle part ailleurs que dans l'espèce humaine.

Or ce maître, à son tour, esttout comme lui un animal qui a besoin d'un maître.

De quelque façon qu'il [l'homme] s'y prenne, on ne conçoitvraiment pas comment il pourrait se procurer pour établir la justice publique un chef qui soit lui-même juste : soitqu'il choisisse à cet effet une personne unique, soit qu'il s'adresse à une élite de personnes triées au sein d'unesociété.

Car chacune d'elles abusera toujours de la liberté si elle n'a personne au-dessus d'elle pour imposer vis-à-vis d'elle-même l'autorité des lois.

Or le chef suprême doit être juste par lui-même, et cependant être un homme.Cette tâche est par conséquent la plus difficile à remplir de toutes ; à vrai dire sa solution parfaite est impossible ;le bois dont l'homme est fait est si noueux qu'on ne peut y tailler des poutres bien droites.

La nature nous oblige àne pas chercher autre chose qu'à nous approcher de cette idée.

Kant Pour expliquer ce texte, vous répondrez aux questions suivantes, qui sont destinées principalement à guider votrerédaction.

Elles ne sont pas indépendantes les unes des autres et demandent que le texte soit d'abord étudié dansson ensemble. Questions 1.

Dégagez la thèse du texte et les étapes de son argumentation.2.

Expliquez :a) « en tant que créature raisonnable, il souhaite une loi qui limite la liberté de tous.

»b) « un maître qui batte en brèche sa volonté particulière et le force à obéir à une volonté universellement valable.»c) « La nature nous oblige à ne pas chercher autre chose qu'à nous approcher de cette idée.

»3.

Un homme peut-il être juste par lui-même ? Dans ce texte, la thèse que Kant entend soutenir est énoncée dès la première ligne : l'homme « est un animal » qui« a besoin d'un maître ».

En d'autres termes, nous ne naissons pas hommes : nous avons à le devenir, et nous ne lesommes sans doute pas encore assez.

En effet, l'homme est un animal en ceci que comme l'animal, il a unesensibilité, c'est-à-dire des désirs et des appétits ; il est animal également, en ce sens qu'il aura toujours tendanceà vouloir satisfaire ses désirs, même aux dépens d'autrui.

Cependant, l'homme est aussi un être raisonnable, ce quisignifie que contrairement à l'animal, il est capable de prévoyance, de calcul et d'abstraction : il sait alors que dansun monde où chacun ne se préoccupe que de son propre désir, c'est la loi du plus fort qui règne.

Or le plus fortd'entre tous ne l'est jamais assez pour être assuré de le demeurer toujours : chacun se rend bien compte que là oùla force règne en maître, on a toujours à redouter de tomber sur plus puissant que soi, et par exemple sur quelqu'unqui décidera de vous ôter vos biens, ou votre vie, parce que tel est son bon plaisir.

La raison pousse donc leshommes à vouloir des lois qui limitent la liberté de chacun, et qui mettent fin au règne de la force ; mais le désirdemeure, et chacun, autant qu'il le pourra, aura toujours tendance à réclamer des lois lorsque cela l'arrange (lorsqueces lois le protègent d'autrui) et à s'en affranchir dès qu'il y a intérêt.

Il faut donc à l'homme un maître, qui l'obligeraà respecter la loi, même lorsqu'il ne le désire pas, et qui le contraindra à se libérer de la tyrannie des désirs ; mais cemaître ne saurait à son tour être qu'un homme, c'est-à-dire lui aussi un être partagé entre la raison et les appétits ;quel que soit alors le régime politique choisi, et que la souveraineté soit déléguée à un seul (monarchie) ou àquelques-uns (aristocratie), les dépositaires du pouvoir, parce qu'ils demeurent des hommes, auront toujourstendance à l'utiliser pour satisfaire leurs intérêts privés, en d'autres termes à utiliser les lois à leur seul avantage, endisant que les autres doivent les respecter inconditionnellement, mais pas eux-mêmes.

Les hommes sont imparfaits :la puissance du désir est telle qu'elle les pousse à l'égoïsme, c'est-à-dire à l'injustice.

Que les dépositaires del'autorité soient justes en eux-mêmes tout en n'étant que des hommes, c'est donc là quelque chose d'impossible ;mais cela doit pour nous demeurer un idéal auquel nous devons travailler, en cultivant en nous la raison, et enmaîtrisant par une longue discipline la puissance de nos désirs.2.a) L'homme, aime à répéter Kant, est un « être fini et raisonnable ».

Qu'il soit fini, cela veut dire qu'il a unesensibilité, c'est-à-dire des désirs sensibles ; qu'il soit raisonnable, cela veut dire qu'il est capable d'autre chose quede désirer, qu'il n'est pas, contrairement à l'animal, prisonnier de ses désirs immédiats.

Je peux vouloir avant toutechose satisfaire mes désirs ; mais parce que j'ai une raison, je peux comprendre qu'un monde où chaque hommen'obéirait qu'à sa liberté naturelle serait invivable.

La liberté naturelle, en effet, c'est la liberté de « faire ce que jeveux », c'est-à-dire d'accomplir mes désirs sans limite.

Mais si chacun agissait ainsi, sans que rien ne vienne limitercette liberté (par exemple en disant que ma liberté s'arrête là où commence celle des autres), alors régnerait laseule loi du plus fort.

Je satisferai mes désirs tant que je le pourrai, c'est-à-dire autant que ma force me lepermettra ; mais il suffit que je rencontre plus puissant que moi, et je perdrai tout, jusqu'à la vie peut-être.

C'estdonc parce qu'il comprend que la liberté naturelle le prive de toute sécurité réelle que l'homme, « en tant quecréature raisonnable », « souhaite une loi qui limite la liberté de tous ».. »

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