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Sixième partie du DISCOURS DE LA METHODE DE DESCARTES (commentaire)

Publié le 15/05/2020

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« Sixième partie du DISCOURS DE LA METHODE DE DESCARTES (commentaire) VIe PARTIE : UNE THÉORIE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE Schéma. — L'état des esprits n'est pas si favorable à la publication d'une Physique nouvelle, supplantant celle de latradition. Aussi Descartes se demande-t-il s'il y a lieu de faire connaître ses idées. Des raisons militent pour etcontre et l'inclinent finalement à publier des échantillons de sa doctrine dont on peut espérer qu'ils feront tomber lespréventions, intéresseront les bons esprits à la vraie science et stimuleront un mouvement général de la part dessavants pour coordonner leurs efforts et échanger leurs résultats; il faut s'attacher à donner une mécanique et unemédecine susceptibles d'améliorer les conditions matérielles de l'existence humaine. La connaissance de la naturenous est promise et aussi l'empire sur elle. La Raison, accompagnée de l'expérience, en est l'instrument et c'estpourquoi tous les hommes doivent s'intéresser à cette recherche. Une fois de plus Descartes fait allusion à la condamnation de Galilée qui lui fit suspendre la publication du Monde. A propos du mouvement de la Terre, objet du litige, il écrivait encore en 1633 : S'il est faux, tous les fondements dema philosophie le sont aussi. Faut-il croire qu'il dissimule, par la suite, lorsqu'il déclare qu'il n'est pas absolument decette opinion allant jusqu'à dire : Ce sont mes ennemis qui parlent ainsi. La réponse, pour être catégorique, demande cependant à être nuancée : 1° Descartes entend éviter lescontroverses et jouir de la paix nécessaire à ses travaux. 2° II est sincèrement désireux de ne rien dire contre lesentiment de l'Eglise dont il respecte et reconnaît l'autorité : Etant très zélé à la religion catholique, j'en révèregénéralement tous les chefs. 3° Mais il est également persuadé que l'héliocentrisme n'a rien de contraire à la foi, et,dans l'espoir que Rome saura le reconnaître, il attend pour professer son opinion que les esprits y soient mieuxpréparés. C'est à quoi d'ailleurs le Discours travaille. 4° La science ne saurait gêner l'Ecriture car celle-ci tientseulement le langage des apparences. Tous les passages de l'Ecriture qui sont contre le mouvement de la Terre neregardent point le système du Monde, mais seulement la façon de parler, en sorte que, prouvant comme je le fais,que pour parler proprement il faut dire que la Terre ne se meut point, en suivant le système que j'expose, jesatisfais entièrement à ces passages. 5° Dans cette affirmation nouvelle, aucune duplicité, mais le résultat d'un approfondissement de la question, qui faitdécouvrir à Descartes la Relativité du mouvement. A l'idée de mouvement absolu, il faut substituer celle detranslation et dire que la terre se repose en son ciel mais qu'elle ne laisse pas d'être transportée par lui, comme levaisseau immobile au milieu de la mer mais que les flots emportent d'un mouvement insensible. Se demandant alors s'il doit publier à l'avenir le résultat de ses recherches en matière de science, Descartes nousfait part de ses réflexions en exposant les raisons qui militent pour ou contre ce projet.Descartes ne se fût pas décidé à écrire s'il n'avait tiré de sa méthode que des fruits relatifs aux difficultésmathématiques ou encore à l'art de bien vivre pour son propre compte. En ce qui touche les mœurs il n'a jamaisprétendu à la qualité de Réformateur: c'est d'ailleurs à d'autres, princes et gens d'Église, qu'en incombe laresponsabilité. De même ses spéculations métaphysiques pouvaient n'intéresser que lui. Il en est tout autrement en Physique où Descartes tient des idées et fait des découvertes qui importent au prochainet à la société des hommes. Il envisage en effet, avec une parfaite netteté et un beau génie de précurseur, laconstitution d'une science qui nous rende comme maîtres et possesseurs de la nature, assure notre empire sur leschoses et permette ainsi d'améliorer les conditions matérielles de notre existence. Il préconise une science pratiquequi, s'appuyant sur la connaissance de l'univers, puisse opérer une transformation du monde en vue de la plus hautesagesse. Karl Marx devait reprendre cette idée mais dans un autre esprit et en associant cette entreprise àl'athéisme de l'homme devenu lui-même créateur. C'est pourquoi, au regard des intentions profondes, Descartes ason vrai continuateur en la personne de Bergson qui demande que la machine soit mise au service de l'esprit etdevienne pour l'homme un puissant instrument de libération lui permettant de regarder plus librement le ciel. « Lamystique exige une mécanique. La mécanique appelle une mystique. L'humanité ne se soulèvera au-dessus de laTerre que si un outillage puissant lui fournit le point d'appui ».L'idée que la science peut être bienfaisante en ses applications définit l'humanisme moderne dont Descartes estl'initiateur. C'est cette considération du bien général de tous les hommes qui l'incite à faire connaître ses travaux etil y voit une obligation de conscience.Des services que peut rendre la science Descartes attend l'allégement de la peine des hommes grâce à l'essor dumachinisme, l'obtention des commodités qui donnent de l'agrément à la vie, mais plus encore la conservation de lasanté. Cette question l'a toujours préoccupé. Son dualisme métaphysique ne lui fait pas oublier l'union concrète del'âme et du corps, et que l'esprit dépend beaucoup du fonctionnement des organes. Anticipant la psychiatrie et lapsychophysiologie il attend de la médecine qu'elle rende les hommes plus sages et plus habiles. Lui-même s'occupede recherches médicales dès sa jeunesse, soucieux d'ailleurs d'améliorer son propre état de santé. La conservationde la santé a été de tout temps le principal but de mes études et je ne doute point qu'il n'y ait moyen d'acquérirbeaucoup de connaissances touchant la médecine, qui ont été ignorées jusqu'à présent. C'est qu'il ne saurait sesatisfaire de la médecine de son temps qui en est encore soit à l'empirisme soit à l'alchimie. C'est la méthoderationnelle qui doit, au contraire, nous aider à rechercher les remèdes que la nature a mis en nous pour la défensede l'organisme et à établir une correcte étiologie des maladies. Pourtant Descartes a cherché quelque temps lesecret de la longévité et repris aux alchimistes du Moyen Age le grand rêve de la prolongation de la vie. La viehumaine pourrait être prolongée si nous en connaissions le mécanisme. Cela ne fait pas de doute. Mais les termes »

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