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Sciences & Techniques: Invention de la science moderne

Publié le 16/05/2020

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« Sciences & Techniques: Invention de la science moderne Dès la plus haute Antiquité, les Egyptiens et les Mésopotamiens ont inventé l'écriture et la numération, la mesure dutemps et la médecine.

Puis, reprenant ces savoirs, les Grecs soustrairont l'explication du monde à l'irrationnel etdresseront le socle sur lequel est posée la science moderne. " On y entre les yeux fermés, on en sort les yeux ouverts.

" Quelle est la solution de cette énigme babylonienne ? C'est l'école.

Carc'est là qu'on acquiert " une vaste intelligence et une compréhension sage " pour " interpréter les présages du Ciel et de la Terre , discuter avec d'habiles devins, trouver les inverses difficiles, lire les textes compliqués et déchiffrer les inscriptions d'avant le déluge " . Dans les grandes civilisations préscientifiques de l'Egypte pharaonique et de la Mésopotamie - région comprise entre le Tigre etl'Euphrate, qui vit se succéder les royaumes sumérien, akkadien, assyrien et babylonien -, le savoir consiste à maîtriser des savoir-faire intellectuels, à collecter des données et à s'enrichir l'esprit par la fréquentation des sages.

Astronomie, mathématiques etmédecine, aux retombées utilitaires évidentes, sont les premiers domaines du savoir. Dès la fin du IVe millénaire avant notre ère, les Egyptiens et les Mésopotamiens font preuve d'une créativité et d'un dynamismeépoustouflants.

Leur développement préscientifique n'est pas seulement le plus précoce, il fournit aussi le socle de la sciencegrecque, elle-même à l'origine de notre science moderne. Egyptiens et Mésopotamiens inventent notamment les premiers systèmes d' écriture et, avec eux, des systèmes de numération structurés, qui permettent de réduire le nombre de mots et de symboles désignant les chiffres.

En Mésopotamie, on choisit 60 commebase (le nombre qui sert à former les autres) : c'est la plus grande des bases numériques de l'histoire.

Comme dans tous lessystèmes primitifs, l'expression des nombres se fait d'abord par juxtaposition.

Il fallait, par exemple, aligner 59 fois le symbole 1 pour écrire 59 ! Les Mésopotamiens, sans renier le 60, qui devait avoir une valeur magique, utilisent donc le 10 comme base intermédiaire,ou bien ils emploient un signe soustractif : 15 peut s'écrire 105 [soit 10 + 5] ou 20 - 5. Mais, vers 2000 avant notre ère, ils passent à un système plus élaboré, semblable au nôtre, où la valeur d'un symbole numériquechange selon sa place (dans 1998, 1 a la valeur non pas de l'unité mais du millier).

Dans le système sexagésimal mésopotamien,1998 s'écrivit donc 33108 [(33 x 60) + 10 + 8] et non plus 600 600 600 606 060 108. Les Egyptiens, eux, optent pour le système décimal - le plus fréquent dans l'histoire.

Ils ne connaissent pas le système positionnelmais trouvent des compromis.

Les signes alignés s'additionnent, les signes superposés se multiplient.

Quant au zéro , les Egyptiens ne l'expriment pas, alors que les Mésopotamiens l'indiquent par un espace vide. Ces deux peuples étaient capables d'effectuer des opérations faisant intervenir des principes complexes tels que les fractions, leséquations à plusieurs inconnues, les progressions arithmétiques et géométriques, les puissances et les racines...

Ils se servaient -avant la lettre - des théorèmes de Thalès et de Pythagore, sans qu'on sache si c'était conceptuellement ou intuitivement.

Quant à lasurface du cercle, elle était très approximative chez les Mésopotamiens, pour lesquels la circonférence était égale à six fois le rayon -ce qui donnerait p = 3 -, et plus fine chez les Egyptiens, qui pensaient que la surface était égale aux huit neuvièmes du diamètre - ce qui donnerait p = 3,1605 (rappelons que p = 3,14159). Les scribes égyptiens et mésopotamiens ont-ils établi des lois mathématiques ? Nous ne les avons pas trouvées, ou ils ne les ontpas consignées.

Mais leurs solutions sont exactes ou finement approximatives.

Ils y seraient parvenus par tâtonnements.

Les deuxpeuples utilisent de nombreuses tables de multiplications, d'inverses, de puissances, de résolutions géométriques, etc., travaillent àpartir d'exemples déjà résolus et effectuent leurs calculs à l'aide de planches quadrillées, de bouliers... Les mathématiques égyptiennes et mésopotamiennes servent à résoudre des problèmes concrets (partage, calcul d'intérêts, de poids,de quantité de matériaux, etc.).

Les Mésopotamiens poussent cependant plus loin l'exploration - par jeu, par esprit de système, parhasard ou par mysticisme (à chaque dieu ils associaient un nombre). Leur système de mesures, que seul égale notre système métrique, est d'une exceptionnelle unicité et en parfaite harmonie avec leurnumération sexagésimale.

Les unités de poids et de volume sont liées entre elles, l'unité de temps est liée à celles de longueur et de. »

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