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sciences, histoire des - science.

Publié le 06/12/2021

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sciences, histoire des - science.
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PRÉSENTATION

sciences, histoire des, discipline qui étudie l'ensemble des activités scientifiques passées en préservant leur dimension temporelle ou chronologique. Par conséquent, l'approche de l'historien diffère de celle du scientifique dans la mesure où ce dernier
néglige le développement historique de sa discipline pour ne s'intéresser qu'aux résultats considérés aujourd'hui comme vrais.
De façon générale, et contrairement à une conception très banale, l'histoire n'est pas une route à sens unique parsemée de faits ou d'événements qu'il suffirait de recenser et de classer chronologiquement. Ceci vaut en particulier pour l'histoire des
sciences. Pourtant, il est vrai qu'en pratique le travail de l'historien consiste à essayer de trouver des documents, à les trier et à les analyser, à les lier et à les mettre en ordre. Un excès inverse de la conception banale est alors de prétendre que
l'histoire n'est qu'une construction arbitraire sous prétexte que ce travail d'élaboration des documents dépendrait du bon plaisir de l'historien. S'il n'y a pas qu'une façon de l'écrire, l'historien n'est pas pour autant libre de toute contrainte. Des
problèmes d'ordre méthodologique propres à l'histoire des sciences définissent le cadre d'étude de cette discipline.

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QUESTIONS DE MÉTHODE

Il existe deux approches extrêmes, et même parfois antagonistes, de l'histoire des sciences. Elles se distinguent surtout par la façon dont elles délimitent leur objet d'étude. La première, dite « internaliste «, s'attache surtout à montrer comment
apparaissent, se développent, et parfois même disparaissent certains thèmes, problèmes ou idées envisagés dans le cadre d'une logique qui serait interne à chaque discipline scientifique. La seconde approche, dite « externaliste «, paraît à première
vue moins abstraite dans la mesure où elle juge indispensable de prendre en compte certains facteurs que l'approche internaliste juge accessoires, voire superflus. Par exemple, alors que l'internaliste prétendra qu'il est possible de suivre ou de
dégager une filiation historique cohérente entre des problèmes, des théories, des expériences, de nouvelles théories, etc., l'externaliste jugera cette approche insuffisante et cherchera à montrer que toute recherche de filiation scientifique ne peut
s'affranchir du contexte social, politique ou religieux dans lequel s'élabore l'activité scientifique. En fait, la plupart des historiens cherchent ou optent pour une voie médiane entre un internalisme étroit incapable de rendre compte de certains facteurs
du développement des sciences, et un externalisme tellement libéral qu'il ne parviendrait même plus à assigner la moindre limite au domaine scientifique. L'un des enjeux de cette opposition est, bien entendu, le sens que l'on accorde au mot
« science « (voir sciences, philosophie des).
Le rapport entre science et technique, et en particulier l'éventuelle préséance à accorder à l'une ou à l'autre, est une autre difficulté à laquelle se trouve souvent confronté l'historien des sciences. Si l'on admet que la science vise seulement la
connaissance et que les techniques constituent l'ensemble des moyens mis en oeuvre par l'homme pour agir sur le monde, leurs domaines respectifs peuvent sembler clairement dissociés. Toutefois, en raison de l'usage d'instruments de mesure, de
l'appel aux mathématiques envisagées comme « outil «, des méthodes, des modèles ou encore des applications pratiques des sciences, on peut faire valoir la difficulté, voire l'impossibilité, qu'il y a pour dissocier nettement activité scientifique et
activité technique. La science absolument « pure « n'est peut-être qu'une fiction complaisante, mais à l'inverse, il n'est pas sûr que toute science s'enracine ou débouche sur des considérations techniques ou pratiques.
Récurrent dans les sciences elles-mêmes -- comme on en verra quelques exemples --, l'antagonisme entre continuité et discontinuité sévit également en histoire et en particulier en histoire des sciences. On le rencontre ainsi à propos des
périodisations temporelles (Antiquité, Moyen Âge, découpage par siècle) ou encore du découpage en épisodes thématiques (révolution scientifique, chimie prélavoisienne, etc.). Certes, ces délimitations peuvent paraître arbitraires ; mais n'existe-t-il
pas cependant des traits généraux susceptibles de légitimer un bornage, même si l'on peut en discuter le détail ? On retrouve encore cette tension entre continu et discontinu à propos des influences ou des filiations : quel rapport entre l'atome de
Démocrite (Ve siècle av. J.-C.) et celui de Jean Perrin (1870-1942) ? Contrairement aux apparences, il n'est pas sûr que l'atome soit toujours l'atome et il se pourrait bien que « l'histoire de l'atome « rende davantage compte de la persistance d'une
terminologie que de celle de l'objet d'un même et unique programme de recherche, avec ses pères fondateurs et ses héritiers. Enfin, le même genre de problème se retrouve dans le découpage en disciplines. Est-ce bien l'objet visé, mais encore hors
d'atteinte, qui confère une certaine cohérence à leur développement ? La biologie est peut-être la science générale du vivant, mais qu'est-ce que le vivant ? Faute de pouvoir répondre à cette question, on pourrait bien avoir du mal à identifier la
biologie autrement qu'à partir d'une définition arbitraire. Quelle différence entre physique et chimie ? Les mathématiques forment-elles une science à part ? De plus, comme l'histoire montre que définitions, contours et rapports des diverses disciplines
scientifiques ont souvent fluctué, quels critères retenir pour circonscrire une histoire de la biologie ou de la chimie ?
Un autre problème posé à l'histoire des sciences s'articule autour du rapport entre science et vérité. Il est banal -- mais pas forcément exact -- de dire que le moins que l'on puisse exiger d'un résultat ou d'un énoncé prétendu scientifique est d'être
vrai. Or, le passé des sciences ressemble souvent à un champ de bataille jonché d'idées, de théories, de thèses un jour vraies et scientifiques, mais le lendemain fausses, en partie ou totalement. Inversement, des affirmations jugées fausses ont été
parfois réévaluées. L'histoire des sciences n'est pas l'histoire de la vérité sur le monde. L'omniprésence de l'erreur dans l'histoire des sciences suscite une diversité de traitements. Certains historiens, qui se défient des illusions spéculatives du passé
comme du présent mais demeurent confiants dans leur propre discernement, souhaiteront « s'en tenir aux faits «. D'autres, croyant que le présent serait en quelque sorte plus près de la vérité, s'attachent surtout aux ruptures, aux moments où le vrai
se serait démarqué du faux. D'autres, enfin, cherchent à oublier ce que le présent des sciences dit du passé et s'efforcent de reconstituer la cohérence propre à tous les points de vue, vrais comme faux.
Au vu de ces quelques remarques, il apparaît clairement que toute tentative d'historique général des sciences, indépendamment de sa brièveté, ne peut-être que partielle et partiale.

3 UN APERÇU SUR L'HISTOIRE DES SCIENCES
3.1 Les débuts et le miracle grec
Par où commencer ? Où et quand ? Pourquoi ici plutôt qu'ailleurs ? Certains historiens trouvent des éléments qu'ils jugent pertinents pour l'histoire des sciences dans tous les grands foyers de civilisation humaine, en particulier mésopotamien, chinois,
égyptien, amérindien, indien et grec. Certains pourront même juger cette liste trop restrictive ou trop convenue dans la mesure où elle s'en tient aux foyers de civilisation de grande extension.
Les éléments alors généralement retenus comme relevant d'une activité scientifique sont les systèmes de numération, les calendriers, mais aussi des observations et des réflexions sur les astres et la Terre ( voir astronomie). On mentionne également
certaines spéculations sur la structure et l'origine de l'Univers, sur le monde minéral, animal et végétal. En fonction de la libéralité avec laquelle on emploie l'adjectif « scientifique «, on pourra également intégrer à une histoire de ce type, médecine et
pharmacopée, mais aussi des domaines techniques comme le bâtiment, la métallurgie, le travail des céramiques ou encore les arts militaires.

En revanche, certains historiens soutiennent que c'est en Grèce et vers le Ve siècle av. J.-C. que sont apparus des traits caractéristiques du savoir scientifique (voir Grèce antique). Ceux-ci s'articulent principalement autour d'une exigence nouvelle et
générale de justification. De façon systématique se manifeste en particulier la tentative d'expliquer un ensemble de phénomènes à l'aide d'un petit nombre de principes. Le mot grec logos condense cette exigence de rationalité bien qu'il soit difficile
d'en restituer le sens par un seul mot français : discours, rapport, ordre, raison en sont quelques traductions possibles. En tout cas, c'est bien lui que l'on retrouve en suffixe du nom de nombreuses sciences : géologie, psychologie, zoologie, biologie...
La prolifique activité sci...

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