Databac

l'Homme se reconnaît-il mieux dans le travail ou dans les loisirs ?

Publié le 15/05/2020

Extrait du document

Ci-dessous un extrait traitant le sujet : l'Homme se reconnaît-il mieux dans le travail ou dans les loisirs ? Ce document contient 4128 mots soit 9 pages. Pour le télécharger en entier, envoyez-nous un de vos documents grâce à notre système gratuit d’échange de ressources numériques. Cette aide totalement rédigée en format pdf sera utile aux lycéens ou étudiants ayant un devoir à réaliser ou une leçon à approfondir en Philosophie.

« RAPPEL DE COURS: TRAVAIL & LOISIR Nous vivons dans une société où nous travaillons de moins enmoins et où le temps libre est devenu temps de loisir.

Et il y adans le loisir bien autre chose que le simple repos.

Nous sommestenus de bien organiser nos loisirs : sortir, bricoler, lire, courir,voyager...

de toute façon être actif.

Le temps libre ne doit pasêtre du temps perdu.

Comme si les loisirs étaient chargés depermettre plus qu'une simple détente, le véritable épanouissementphysique et intellectuel dont l'individu serait privé dans sontravail.

Que peut bien signifier cette exaltation contemporaine duloisir ? La durée du travail a beau avoir été réduite, les conditionsde travail ont beau être moins pénibles, la vieille oppositiondemeure : c'est après le travail que commence la vraie vie.

Et pourtant, toutes les analyses du chômage le soulignent : cen'est pas seulement l'absence d'argent qui rend le chômage sipénible, mais l'exclusion sociale qu'il représente.

La revendicationsociale d'un droit au travail n'est pas simplement celle d'un droit àla consommation.

Plus encore, le travail est reconnu socialementcomme l'activité sociale la plus valorisante dès que métier etpassion se confondent.

Qu'on interroge des « personnalités » surleur métier : elles avouent ne pas pouvoir se passer de travailler,même pendant les vacances....

Et le mot «travail» est devenu sinoble qu'il désigne désormais toutes les activités humaines : lepeintre, le savant, l'homme politique, l'acteur, tous « travaillent ». [L'homme se reconnaît mieux dans le travail car l'homme fait le travail.

Le travail fait l'homme.] Le travail comme valeur Il est difficile de penser à un idéal de vie qui ne serait pas universellement adoptable.

Nul n'a jamais rêvéd'être un esclave, et le travail reste une nécessité.

Un certain puritanisme l'a plus que justifié : sanctifié.

Laparesse n'est-elle pas l'un des sept péchés capitaux ? Paresse, mère de tous les vices, renchérira un écrivaincélèbre.La morale protestante, dont Max Weber établira le rôle décisif dans la naissance du capitalisme, en faisant dutravail un véritable analogue de la prière (cette idée est encore présente aux États-unis : celui qui travaillebeaucoup plaît à Dieu) jettera sur le loisir le soupçon : Cromwell ferma les théâtres et interdit les jeux dehasard. Sans tomber dans de telles extrémités, il est permis de douter que le loisir puisse constituer un idéal de vie.

Asupposer que l'homme puisse vivre sans travailler, peut-on conclure qu'il peut vivre sans produire quelquechose ? Le loisir ne produit pas.

En outre, à la différence du travail, toujours imbriqué dans le système social,le loisir peut ignorer le lien social.

L'apologie du loisir aux dépens du travail n'est-elle pas une exaltationexclusive de l'individu aux dépens de la société ?¦ Il est difficile de trancher.

11 faudrait établir la distinction entre deux types de loisirs : ceux qui sont del'ordre de l'être (ce sont ceux que les Grecs cultivaient) et ceux qui sont de l'ordre de l'avoir (ils sont toujoursplus nombreux et dominent aujourd'hui).

Le loisir a changé de sens en devenant une activité de consommation: il ne s'agit plus tellement de se livrer à une activité autre que le travail pour réaliser les virtualités de sonêtre, mais de dépenser l'argent gagné par le travail ; ainsi le loisir appelle-t-il toujours davantage le travail.L'idéal de vie ne peut se trouver là. Le loisir vise le plaisirCelui qui s'adonne à une activité par nécessité professionnelle devient beaucoup plus compétent dans cetteactivité que celui qui s'y adonne par plaisir.

Je peux bien jouer au tennis ou pratiquer l'informatique en tantque passe-temps, je ne serai jamais aussi bon qu'un joueur ou un informaticien professionnel.

Les activitéspratiquées par loisir ont pour but le plaisir et non la formation. Le travail façonne l'hommePrétendre ainsi que le travail libère, c'est se placer dans une perspective proprement humaine, qui consiste à. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles