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La science et les sciences

Publié le 16/05/2020

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« 1 / 2 La science et les sciences • LA CONNAISSANCE DU VIVANT.

LE VIVANT REQUIERT-IL UN PRINCIPE SPÉCIFIQUE D'EXPLICATION 7 QUELQUES ÉLÉMENTS DE RÉFLEXION SUR L'HISTOIRE DE LA PENSÉE BIOLOGIQUE.

• La vie et le vivant : quelques remarques sur la portée des termes.

On a longtemps cherché à identifier un principe vital spécifique, irréductible aux lois de la matière.

Une telle attitude prend racine dans le spiritualisme traditionnel - et dans la thématisation religieuse du « principe de vie » comme souffle divin, force mystérieuse ayant fait l'objet d"un acte créateur particulier (cf.

les deux récits de la Création dans la Genèse, Bible, Ancien Testament).

Très tôt cependant, l'obser­ vation de la multiplicité des êtres vivants a donné à l'homme l'idée d"élaborer une classification méthodique qui procéderait par définition de caractères communs et de différences, et permettrait d'accueillir toutes les données recensées.

Ainsi a pris forme le projet aristotélicien d'une «histoire des animaux» (en grec, le mot historia signifie d'abord « recensement de l'observable, description, reportage »).

La grille logi­ que élaborée à cette occasion par Aristote (genre, espèce, différence spécifique, etc.) est restée très longtemps en usage.

De fait, l'attitude scientifique qui consiste à recenser lobservable, à opérer des comparai­ sons pour définir des classes en dégageant des caractères communs, voire des propriétés distinctives, refuse le présupposé d'un principe gé­ néral (« la vie ») connoté à la fois de mystère et de transcendance (cf.

le thème chrétien de « l'impénétrabilité des voies divines »).

Une connaissance objective, ici, doit partir d'emblée de la diversité des or­ ganismes vivants au lieu de chercher à la réduire a priori dans la réfé­ rence à un « principe vital » plus ou moins bien défini, dont l'invocation révèle ou suscite souvent une attitude obcurantiste.

La biologie scienti­ fique se définit donc plutôt comme une « connaissance du vivant » que comme une étude de la vie (cf.

Jacob : « On n'interroge plus la vie aujourd'hui dans les laboratoires ».

in La logique du Vivant, Éditions Gallimard).

Il faut signaler qu'une fois de plus, l'utilisation d'un terme ou d'un autre (la vie, le vivant) n'est pas indifférente, puisqu'elle en­ gage implicitement toute une conception, toute une représentation qui, 157 2 / 2. »

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