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La science est-elle créatrice ou destructrice de valeurs ?

Publié le 15/05/2020

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« La science est-elle créatrice ou destructrice de valeurs ? ÉLÉMENTS DE RÉFLEXION • Les « qualités scientifiques » impliqueraient « des qualités morales ».Certains ont soutenu que les qualités d'objectivité sont autant morales qu'intellectuelles :— « la probité »;— « le désintéressement »;— « l'amour de la vérité pour elle-même »;— « la neutralisation des passions ».Cf.

Le Senne.« Le savant croit qu'il se dépersonnalise en pratiquant l'objectivité, en fait il constitue sa personne : élimination dumoi empirique au nom d'un moi transcendantal participant à l'universel.

»Introduction à la philosophie. • Les « qualités scientifiques » seraient incompatibles avec « certaines qualités morales ».— L'objectivité et son savoir exclusif entraîneraient une objectivation de la réalité : il y aurait perte de l'existantcomme tel.— Le désintéressement du savant risque de se doubler d'un désintérêt pour tout ce qui existe sans être objetpossible d'expérience.— L'esprit scientifique entraînerait une perte du sentiment de « l'humain », conséquence de l'objectivation intégraledu réel.— L'esprit scientifique entraînerait une perte du sens de la responsabilité morale.

(« L'amour de la vérité pour elle-même », le « désintéressement » entraînerait un désintérêt pour la question des effets de la recherche scientifique.)• Les résultats de « la science » peuvent-ils être :— créateurs de valeurs?— destructeurs de valeurs?Si oui, en quoi, en quel sens, dans quelle mesure? INDICATIONS DE LECTURE • Être et Avoir de Gabriel Marcel.• Le Hasard et la Nécessité de Jacques Monod (Éditions du Seuil), notamment le dernier chapitre intitulé « LeRoyaume et les Ténèbres ».Citation : « C'est bien au message essentiel de la science que s'adresse le refus.

La peur est celle du sacrilège : del'attentat aux valeurs.

Non pas directement, puisqu'elle n'en est pas juge et doit les ignorer; mais elle mine toutesles ontogénies mythiques ou philosophiques sur les-quelles la tradition animiste, des aborigènes australiens auxdialecticiens matérialistes, faisait reposer les valeurs, la morale, les devoirs, les droits, les interdits...Où est le recours? Faut-il admettre une fois pour toutes que la vérité objective et la théorie des valeurs constituentà jamais des domaines étrangers, impénétrables l'un à l'autre? C'est l'attitude que semblent prendre une grandepartie des penseurs modernes, qu'ils soient écrivains, philosophes, ou même hommes de science.

Je la crois nonseulement inacceptable pour l'immense majorité des hommes, chez qui elle ne peut qu'entretenir et aviver l'angoisse,mais absolument erronée, et cela pour deux raisons essentielles :— d'abord, bien entendu, parce que les valeurs et la connaissance sont toujours et nécessairement associées dansl'action comme dans le discours;— ensuite et surtout parce que la définition même de la connaissance « vraie » repose en dernière analyse sur unpostulat d'ordre éthique.

». »

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