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FICHE DE REVISION: MAURICE BLONDEL

Publié le 15/05/2020

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« FICHE DE REVISION: MAURICE BLONDEL (1861-1949) La doctrine du « philosophe d'Aix », comme celle de BERGSON, part des données du positivisme.

Mais alors que, pour BERGSON,certaines expériences nous donneraient directement les valeurs métaphysiques, la vie, l'âme, Dieu, pour BLONDEL, toute expérienceles u implique », c'est-à-dire les sous-entend.a) Dans la Pensée (1934), nous saisissons le progrès de la pensée comme un équilibre instable, quelque chose comme la marche quiest une suite fructueuse de chutes empêchées.

Le terme de cette marche, terme qui la met en branle en attendant d'être son repos,c'est Dieu.b) Dans l'Etre et les êtres (1935), BLONDEL montre que les êtres que nous sommes réalisent une gageure : à la fois, ils sont et ils nesont pas.

Sous cet inconsistant, il faut du solide; et ce solide, c'est encore Dieu.c) Enfin, dans l'Action (thèse de 1893, refondue en 1937), BLONDEL nous invite à chercher, sous un vouloir superficiel et avoué qu'ilappelle « volonté voulue », un vouloir profond et irrésistible, une « volonté voulante » (II, 32).

De même qu'un caillou jeté dans l'eau yproduit un ébranlement dont les ondes concentriques se déploient indéfiniment, ainsi nos intentions déploient autour de leur viséedirecte des ondes concentriques : l'homme se recherche d'abord lui-même (ondes individuelles), puis il étend son action à des sociétés(diverses ondes sociales), ensuite il vise un idéal à réaliser (onde morale).

Toujours insatisfait, notre vouloir exige un but infini verslequel il tende sans arrêt : Dieu, non pas celui de la philosophie, mais le Dieu vivant et vivifiant que nous présente la religion positive.Ainsi, « en tout ce qui est et en tout ce que nous sommes, en tout ce que nous connaissons, voulons et faisons, un infini est partoutprésent, comme un coin enfoncé non pour diviser, mais pour resserrer et consolider.

Notre pensée a donc à l'y reconnaître, notreaction doit l'y accueillir » (Action, II, 14). a) Né à Dijon, normalien en 1881, agrégé de philosophie, Blondel enseigna dans les lycées de Chaumont, Montauban, Aix-en-Provencepuis se fit mettre en congé en 1889.

Il se retire alors dans la propriété familiale de Saint-Seine-sur-Vingeanne, à côté de Dijon ; c'estlà dans une chambre isolée du second étage, en face d'un paysage verdoyant, qu'il rédige la thèse de doctorat — soutenue en 1893 —qui devait le rendre célèbre : l'Action.

Cette analyse de l'action c'est-à-dire déjà de l'homme « en situation », du vécu concret,débouche sur l'exigence de la vie religieuse et du surnaturel considérés comme la seule réponse possible au problème de l'existence.Une réflexion qui se veut purement philosophique et rigoureusement rationnelle aboutit donc au dépassement de la raison et de laphilosophie.

A une époque où les défenseurs de la raison et les défenseurs de la foi croyaient leur opposition irréductible, le propos deBlondel fut mal compris et fort critiqué.

Les uns lui reprochent des intentions apologétiques extra philosophiques, les autres lui fontgrief de vouloir rationaliser la foi.

En fait il trouva beaucoup plus d'opposition dans certains milieux chrétiens que chez les maîtres de laphilosophie laïque.

En effet, dès 1895 (il n'a pas trente-cinq ans) il est maître de conférences à Lille puis à Aix-en-Provence où ildevient professeur titulaire en 1897 (Bergson et Brunschvicg attendirent bien plus longtemps après leur thèse pour être nommés dansl'enseignement supérieur).

A cette époque, malgré l'enthousiasme du P.

Laberthonnière — conquis dès la première lecture de l'Action— beaucoup de catholiques jugent Blondel compromis dans l'hérésie moderniste.

Sa lettre sur les exigences de la pensée moderne enmatière d'apologétique et sur la méthode de la philosophie dans l'étude du problème religieux (publiée en 1896, dans les Annales dephilosophie chrétienne) ainsi que son article Histoire et Dogme (publié dans la Quinzaine) n'apaisent pas, bien au contraire, lescontroverses.

Le philosophe d' Aix devait préciser sa pensée, tardivement, dans une série d'ouvrages publiés entre 1934 et 1937 : LaPensée (deux volumes), L'Être (un volume), l'Action (qui reprend en deux volumes le propos de sa thèse).

En 1944 et 1946 paraissentdeux tomes d'un nouvel ouvrage : La philosophie et l'esprit chrétien.

Blondel malade depuis longtemps et presque aveugle (il avait prissa retraite en 1927 ) meurt en 1949. b) Les controverses autour de l'oeuvre de Blondel furent suscitées essentiellement par une mauvaise compréhension de son principefondamental le principe d'immanence.

A l'époque de Blondel, en effet les « modernistes », partis du catholicisme aboutissent aupanthéisme en professant un immanentisme doctrinal.

L'immanentisme doctrinal supprime toute distinction entre l'ordre surnaturel etl'ordre naturel et finalement entre Dieu et l'Homme.

L'individu conscient disait Loisy « peut être présenté presque indifféremmentcomme la conscience de Dieu dans le monde...

et comme la conscience du monde subsistant en Dieu ».

Le dogme dans une telleperspective n'a presque plus qu'une valeur symbolique.

Le Roy, par exemple, fut traité de moderniste parce qu'il avait dit : « Jésus estressuscité veut dire : soyez par rapport à lui comme vous auriez été avant sa mort, comme vous êtes vis-à-vis d'un contemporain »(Dogme et Critique). c) Mais Blondel n'a jamais professé un immanentisme doctrinal.

Son immanentisme est purement méthodologique, pédagogique enquelque sorte.

Car ce que Blondel trouve au coeur même de l'action (même dans l'action du dilettante qui croit se satisfaire des joiesdiverses et fragiles de cette vie, du pessimiste qui s'imagine refuser le vouloir profond qui l'anime), c'est une exigence d'infini etd'absolu, exigence qui est le signe même d'une radicale transcendance.

Seule une méthode rigoureusement immanentiste nous permetde fonder en raison l'appel à la transcendance : « je me suis placé »,disait Blondel le jour de sa soutenance de thèse,« pour ainsi direà l'intérieur de l'action humaine, non pas pour y apporter un caractère nouveau mais pour reconnaître quelles en sont les exigences ».Pour Maurice Blondel on ne saurait convertir réellement une âme à Dieu en Le lui présentant comme une réalité radicalementétrangère.

II faut que l'âme elle-même apprenne à reconnaître en chacune de ses pensées un écho de la Pensée absolue, en chacunede ses « volontés voulues », explicites et portant sur des objets déterminés un reflet de la « volonté voulante » à laquelle aucunevolonté voulue n'est adéquate, mais que toute suppose obscurément.

Dans la recherche des bien finis, des objets particuliers de nosdésirs se trouve donc « impliquée » une aspiration plus haute en laquelle la réflexion blondelienne nous invite à reconnaître la marquemême du Dieu d'amour sur sa créature.. »

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