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Fiche de révision : MALEBRANCHE

Publié le 15/05/2020

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« Fiche de révision : MALEBRANCHE Les principaux disciples français de DESCARTES furent PASCAL (1623-1662) (I), et surtout l'oratorien NicolasMALEBRANCHE (1632-1715).

Celui-ci était à l'Oratoire depuis quatre ans lorsque, en 1664, à peine ordonné prêtre, illut un livre qui sortait des presses : le Traité de l'Homme, de DESCARTES.

Il prit désormais ce grand philosophe pourmaître à penser.

C'est à ce point que, d'après la légende, le doux Père MALEBRANCHE battait sa chienne en disant.« Ça crie, mais ça ne sent pas ».

Ses principaux ouvrages sont : De la recherche de la vérité (1674-1675), Lesméditations chrétiennes (1683).MALEBRANCHE fait à Dieu dans son système une place encore plus importante que ne le faisait DESCARTES.

Dieun'est plus seulementgarant des idées; il est moyen de connaissance et même, plus généralement, moyen d'action.1° Dieu comme moyen d'action : occasionnalisme.

Dieu ne peut créer de véritables causes, car alors les créaturesseraient des créateurs, des dieux.

Il y a donc une seule cause, Dieu; les créatures ne sont pour lui que desoccasions d'agir.

Par là, MALEBRANCHE prétend résoudre le problème de l'union de l'âme et du corps.

Il n'y a pasd'action de l'âme sur le corps, ni du corps sur l'âme; mais c'est à l'occasion des mouvements de l'un que Dieu créedes mouvements correspondants en l'autre.2° Dieu comme moyen de connaissance vision en Dieu.

Puisque toute action des créatures est impossible, laconnaissance ne pourra être conçue comme une relation entre un sujet et un objet.

Elle est une action de Dieu ennotre esprit; autrement dit, c'est en Dieu que nous voyons les idées des choses, le mot « idée n étant pris au sensplatonicien d'archétype.

Nicolas Malebranche “ Non je ne vous conduirai point dans une terre étrangère, mais je vous apprendrai peut-être que vous êtesétranger vous-même dans votre propre pays.

” C'est par ces mots qu'au début des Entretiens métaphysiquesThéodore (qui représente Malebranche) annonce à Ariste de quelles vérités il va l'instruire.

Vérités dont on voit bienqu'elles demanderont, pour être comprises, une conversion de l'être tout entier, se déprenant du monde, etapercevant que les choses ne sont pas ce que nous croyons ; vérités à la fois proches et difficiles, que nul nesaurait découvrir si, rejetant d'abord le “ rapport de ses sens ” et tous ses préjugés, il ne “ rentre en lui-même ”pour se rendre attentif à la seule raison.

Car la raison doit être consultée en une sorte d'élévation et de prière : elleest, en nous, le Verbe divin.

La philosophie de Malebranche demande ainsi une méditation fort particulière, permettant de poursuivre la rechercherationnelle sans craindre jamais que quelque découverte ne vienne troubler ou contrarier la foi.

Il ne saurait y avoir,entre la science et la religion, aucun conflit.

Bien conduite, et limitée à son domaine, la raison ne peut s'opposer à larévélation qui, comme elle, vient de Dieu : la lumière divine n'est pas divisée contre soi.

Chez Malebranche,l'apologiste religieux ne se sépare pas du rationaliste le plus affirmé : les progrès de la science, comme lesenseignements de l'Église, nous conduisent à la Vérité.

En suivant saint Augustin et en suivant Descartes,Malebranche croit suivre toujours le même maître.

Pourtant, avant d'avoir découvert cette unité de la raison et de la foi, qui illuminera sa vie, il paraît ne témoignerqu'indifférence pour les recherches intellectuelles et les ouvrages de l'esprit.

Ses premières années sont peustudieuses.

Né à Paris, le 5 août 1638, Nicolas Malebranche est, jusqu'à l'âge de seize ans, élevé dans sa famille àcause de sa très fragile santé.

Son père, Nicolas Malebranche, a le titre de secrétaire du roi ; sa mère est Catherinede Lauzon ; un de ses oncles de Lauzon est abbé ; un autre, ancien vice-roi du Canada, est intendant à Bordeauxet conseiller d'État.

En 1654, Malebranche, élève au collège de La Marche, suit les cours de l'aristotélicien Rouillard.Il se destine, dès lors, à l'Église et continue ses études à la Sorbonne, où il prépare son baccalauréat de théologie.Mais les doctrines qu'on lui enseigne ne le satisfont guère.

En 1658, Malebranche perd ses parents ; le 18 janvier1660, après avoir, en 1659, obtenu son baccalauréat, il entre à l'Oratoire de la rue Saint-Honoré.

La plus grandeliberté d'esprit règne en la maison ; Platon y est souvent préféré à Aristote et le cartésianisme trouve, parmi lesPères, de vifs défenseurs.

Malebranche, cependant, ne semble pas d'abord séduit par ce climat, ni attiré par laméditation philosophique.

Il commence par s'occuper d'histoire ecclésiastique, mais s'y intéresse peu, et ne parvientà fixer aucun fait en sa mémoire.

Il tente d'apprendre l'hébreu mais n'y réussit pas davantage.

En 1664, il estordonné prêtre.

Sa vocation religieuse est confirmée, mais rien n'annonce encore sa vocation intellectuelle.

C'est alors que Malebranche découvre le Traité de l'homme de Descartes.

Si l'on en croit FontenelleH1086, il lut celivre “ avec un tel transport qu'il lui en prenait des battements de coeur qui l'obligeaient quelquefois d'interrompre salecture ”.

Séduit par la rigueur de la méthode cartésienne, Malebranche étudie le DiscoursH015M2, lesMéditationsH015M3, les PrincipesH015M7 et, pour mieux comprendre Descartes, se donne quelque culturemathématique.

Il a l'impression que la science cartésienne, complétée par la philosophie de saint Augustin, peutpermettre de fonder une nouvelle apologétique.

Dès ce moment sa tâche est tracée et il s'y consacrera tout entier.A part quelques séjours en province, Malebranche vivra jusqu'à sa mort à la maison de l'Oratoire de Paris, méditant,écrivant, répondant aux objections qu'il reçoit.

Comme le dit Delbos : “ L'histoire de sa vie se confond avec l'histoirede ses écrits.

Elle ne comporte guère d'autres événements que les succès qu'ils obtiennent, les adhésions qu'ils luivalent et les polémiques qu'ils lui suscitent.

” En 1674 et en 1675, Malebranche publie son premier ouvrage : De la recherche de la VéritéH032M1.

Le. »

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