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FICHE DE REVISION: JASPERS

Publié le 15/05/2020

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« FICHE DE REVISION: JASPERS Psychiatre — son premier ouvrage est une Psychopathologie générale (1913) qui a été traduite en français — KarlJASPERS est un Allemand à l'esprit très ouvert : il a osé traiter la question de La culpabilité allemande (1946).

Maisc'est comme philosophe qu'il nous intéresse ici.

Sa doctrine est exposée dans les trois volumes de Philosophie(1932).

On pourra lire dans leur traduction française deux petits ouvrages plus accessibles : Introduction à laphilosophie et La foi philosophique (Plon).L'existence.

Le mot allemand Dasein se traduit généralement par existence.

Mais JASPERS distingue le Dasein del'existence (Existenz).

Le Dasein, c'est la réalité empirique, ce qui arrive, l'événement dont l'historien cherche lescauses et les conséquences, le fait dont le savant étudie les lois.

Il y a un Dasein du monde, il y a aussi un Daseindu moi : c'est mon individualité empirique, le moi comme objet.

Mais il y a en plus en moi un être qui se tient « dansl'attitude de l'élan ou de la chute » (II, 2), qui est en moi ce qu'il y a de plus immédiat, de plus intime, de plusincommunicable : c'est cela mon existence Si je cherche à décrire ou à définir cet être, j'aboutis à le nier.

Il y a desmoments où, en agissant, je suis conscient que je suis en train de me faire moi-même ; j'ai atteint mon existence,qui n'est donc pas à proprement parler être réalisé, mais terme d'un choix, d'une décision, être possible.La liberté.

Existence, on le voit, est synonyme de liberté.

Sans doute, par le Dasein, l'homme est « en situation »;certaines de ces situations l'étreignent comme dans un étau.

Il peut diversement réagir vis-à-vis de ces situations,par exemple par la déception, ou le désespoir, ou l'acceptation : parmi ces comportements divers, la liberté c'est lafidélité à soi-même.Une telle liberté est à la fois rigoureuse nécessité intérieure, puisqu'elle est aboutissement de soi, et souveraineliberté, puisqu'elle consiste, non pas à choisir ceci ou cela, mais à se choisir soi-même, à choisir son être.La communication.

Je ne prends conscience de mon existence, je ne me réalise qu'avec et par autrui, dans lacommunication qui me fait saisir nos deux existences.

Cette communication se réalise dans des « situationscommunicatives », telles que les rapports de chef à subordonné, la camaraderie, la discussion, etc., qui sont lecorps dont la communication existentielle est l'âme Dans ces expériences, l'existence n'est atteinte que comme unelimite.La transcendance.

Le Transcendant, c'est Dieu.

De lui, on ne peut rien dire, même pas le démontrer, car ce serait leréduire à un Dasein, « traîner Dieu dans la poussière » (I, 300).

Dieu est l'existence pure de tout Dasein, La « réalitésans possibilité », l'Absolu.

Le Dasein est chiffre du Transcendant : cela veut dire, non pas qu'il l'exprime (commecroient le faire les dogmes des théologiens), ni même qu'il le symbolise, mais que, à travers lui, nous pouvons faireune expérience du Transcendant, comme d'une limite.

Ainsi, « la mer, dans sa réalité, est pour nous le chiffre del'insondable » (III, 132).

Les chiffres par excellence de Dieu, ce sont les situations de l'homme, singulièrement lessituations d'échec dont il nous reste à dire un mot.L'échec.

La souffrance, la lutte pour la vie, la faute, finalement la mort, s'imposent à nous comme des faits brutaux.L'existence, au moins par la mort, est condamnée à échouer : « l'échec est le terme dernier » (III, 222).

Sommes-nous acculés au désespoir ? Non pas ; car il est possible de donner un sens même à l'échec, c'est-à-dire d'accéderpar lui à l'être et à la, Transcendance.

« La ruine et la mort deviennent de l'être, pourvu qu'elles soient embrasséeslibrement.

» (III, 222).

Car dans l'échec a lieu une expérience de l'être : « ce qui périt doit avoir été » (III, 225).

Lamort nous fait saisir l'existence, à travers le déroulement temporel du Dasein, comme éternelle.

L'échec peut devenirchiffre du Transcendant : c'est même le chiffre ultime, car c'est généralement par l'échec que nous saisissons lemonde comme chiffre de Dieu ; et c'est alors que l'échec est victoire.La religion.

Protestant par ses origines, JASPERS se considère comme étranger à toute confession particulière, et ilreproche à la religion fondée sur la Bible de prétendre être la seule vraie : « Pour le salut de la vérité et celui de nosâmes », écrit-il (La foi philosophique, 119), « nous devons combattre cette prétention comme mortelle ».

Comme lesuggère le titre du livre d'où est extraite cette déclaration, il tend à substituer une religion philosophique à la religionrévélée.Mais sa pensée reste vraiment religieuse, axée sur le Transcendant ou, comme il dit encore sur l'Englobant.

Sansdoute, de ce que désignent ces termes nous ne pouvons rien savoir de certain et de précis : le Transcendant estpar définition inconnaissable, nous ne pouvons saisir l'Englobant, qui est le tout de l'être, parce que nous en faisonsnous-même partie.

Il n'en reste pas moins que cet agnosticisme étroitement lié à l'expérience intellectuelle dumystère nous situe dans un climat profondément religieux.

Aussi la philosophie de JASPERS est-elle souventrapprochée de l'existentialisme chrétien de Gabriel MARCEL.. »

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