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Fiche de révision : BERKELEY

Publié le 15/05/2020

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« Fiche de révision : BERKELEY (1685-1753). George BERKELEY, pasteur anglican, fut successivement professeur, curé, missionnaire et évêque. 1° Il s'intéressa d'abord au problème soulevé par le géomètre MOLINEUX : « Un aveugle-né recouvrant la vuepourrait-il par ce seul sens distinguer un cube d'avec une sphère ? » En 1709, dans sa Nouvelle théorie de la vision,BERKELEY, après LOCKE, répond négativement.

Il ramène la question à celle-ci : pouvons-nous, par la vue seule,percevoir la profondeur ? « C'est impossible, dit-il, parce qu'un point, quelle que soit sa distance, se projettetoujours selon un point ». 2° Cette critique de la profondeur est un premier coup porté aux qualités premières.

BERKELEY va pousser à boutson offensive dans son maître livre, le Traité sur les principes de la connaissance humaine (1710).

De même que lacouleur n'existe que pour qui la voit, l'étendue n'existe que pour qui la perçoit: supprimez le sujet sensible et voussupprimez le monde.

Les qualités premières sont donc aussi subjectives que les qualités secondes, et il n'existe quedes perceptions et des sujets qui les perçoivent : esse est percipere aut percipi.

C'est l'immatérialisme. 3° A ces perceptions il faut une cause.

Elle ne put être; nous, car nous n'en sommes pas maîtres.

Elle ne peut êtrele monde, puisqu'il n'existe pas.

Reste que la nature soit le langage de Dieu à notre esprit.

— I — Vie.

George Berkeley est un Irlandais ; il fit ses études et professa à Dublin, et s'intéressa surtout à la philosophie, s'attachant spécialement à Descartes, Malebranche et Locke. A 22 ans, il écrivait déjà dans son journal intime (Le « Common-place book ») : « Je tiens mon grand principe »,c'est-à-dire l'immatérialisme qu'il indiqua dans son « Essai sur une nouvelle théorie de la vision » (1709), qu'ildéveloppa plus explicitement dans son « Traité sur les principes de la connaissance humaine » (1710) et sous formede dialogue dans « Dialogues entre Hylas et Philonous » (1713). Durant les 7 ans qui suivent, Berkeley voyage en Italie et en France où il rencontre Malebranche.

Il nourrit un grandprojet évangélique.

Nommé Doyen de la Faculté de Théologie de Dublin (il était prêtre et y professait), il fait uneintense propagande pour l'évangélisation de l'Amérique.

Ayant obtenu promesses de subvention, il part pour lesBermudes et là commence une série d'aventures dans lesquelles se débattent la générosité et la candeur deBerkeley.

Il écrit pendant ce temps : « Alciphron » et« Siris, recherches philosophiques sur les vertus de l'eau degoudron » (1744).

Il était évêque depuis 1734.

Il mourut en 1752. - II - L'Œuvre de Berkeley contient deux moments essentiels entre lesquels les Historiens de la Philosophie voient souvent une certaine contradiction : 1 — Un immatérialisme nominaliste, et 2 — Une Théorie de l'Esprit. 1 — L'Immatérialisme nominaliste : Berkeley, qui revient au sens commun après les obscurités dont les Philosophes sont responsables (ce sont"ses mots), est frappé de ce fait que lorsque nous disons d'une chose qu'elle« est », cela signifie qu'elle « est perçue » ou qu'elle peut l'être.

Il pense donc que c'est par un abus de mots qu'ona pu dire que la matière existait en dehors de nous ; il n'y a pas de matière, il n'y a rien d'extérieur puisque touteexistence n'est que perceptions ou sensations, c'est-à-dire essentiellement subjective et psychologique. C'est ce que signifie « le grand principe » de l'Immatérialisme.

Ici, se place l'occasion d'un contre-sens géant contrelequel Berkeley s'est défendu toute sa vie et contre lequel il faut encore le défendre : lorsque le lecteur prendconscience de cette évidence du bon-sens que tout est par et dans sa perception, il croit aussitôt que tout n'estqu'images et que l'Univers perd toute consistance ; on a même dit à Berkeley: alors tout est en moi, ce cheval,cette maison, cette forêt sont en moi ? L'Immatérialisme n'est pas une absurdité, il veut simplement nous faire prendre conscience de la spiritualité de ceque nous appelions « la matière ». Le premier pas est capital ; il ne s'agit pas de comprendre que le monde extérieur se réduit à « mes » sensations,mais de comprendre que l'essence du monde dit « extérieur » est spirituelle parce que psychologique. La Nature se trouve de ce fait transfigurée ; au lieu d'être le champ d'expériences d'une science matérialiste dansses postulats, elle devient la Révélation d'un Esprit infini en relation avec le mien. La démonstration de ce point se fait en trois temps selon Berkeley :. »

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