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FICHE DE REVISION: BERGSON

Publié le 15/05/2020

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« FICHE DE REVISION: BERGSON (1859-1941). Né de famille israélite, Henri BERGSON fut d'abord professeur dans divers lycées.

Sa thèse sur Les donnéesimmédiates de la conscience (1889), puis son ouvrage sur Matière et mémoire (1896) eurent un grandretentissement et lui valurent une chaire au Collège de France en 1900.

Il indiqua sa méthode dans un article derevue : Introduction à la métaphysique (1903).

Autres livres importants : l'Evolution créatrice (1907), les Deuxsources de la morale et de la religion (1932).1° L'analyse du temps (Données immédiates).

C'est par les propres armes du positivisme que BERGSON va réfuter lepositivisme; c'est en effet une sorte de spiritualisme expérimental qu'il va bâtir.Lorsqu'il était élève à l'Ecole normale, il avait été séduit par le positivisme évolutionniste de SPENCER.

Comme leconcept fondamental de toute philosophie de l'évolution est celui de temps, BERGSON entreprend de l'approfondir.Conformément à son positivisme de départ, ce n'est pas l'idée abstraite de temps qu'il cherche à analyser, maisT'expérience concrète de temps.

Or, le temps des pendules lui apparaît comme une traduction en termes d'angleparcouru, donc en termes d'espace de ce qui est vraiment le temps.

Il y a un seul temps que je parvienne à saisirsans intermédiaire, dans sa réalité, à savoir ma propre durée intérieure, celle que j'expérimente directement lorsque,par exemple, je sens qu'une demi-heure die jeu est plus courte qu'une demi-heure d'attente.

Le temps de la penduleet le temps de ma conscience n'ont pas commune mesure.

Bien plus, il me faut dire que ce dernier échappe en lui-même à toute mesure, qu'il est pure hétérogénéité.

Mesurer, en effet, c'est comparer la chose à mesurer avec unétalon fixe; mais peut-on établir une unité stable de ce dont l'essence est de couler, comme la durée de maconscience ?Nous voici donc en présence de deux réalités absolument distinctes.

D'une part, l'étendue, quantitative, homogène,composée, divisible, mesurable, dont le positivisme avait fait l'unique objet de son étude; et lorsqu'il avait parlé dutemps, c'était d'un objet lui aussi quantitatif et mesurable qu'il parlait, c'est-à-dire encore de l'étendue.

D'autrepart, la durée, qualitative, hétérogène, simple, que nous fournit l'expérience interne.

Il nous faut donc admettre, àcôté de la matière, qui se réduit à l'étendue, une autre réalité, la conscience, l'esprit, qui est essentiellementhétérogénéité, qualité pure, c'est-à-dire durée.2° Le corps et l'esprit (Matière et mémoire).

Pour découvrir quels rapports il y a entre la matière et l'esprit, BERGSONétudie expérimentalement les relations entre le cerveau et la mémoire.Il y a deux sortes de mémoire : la mémoire-habitude et la mémoire-souvenir, celle grâce à laquelle je récitemachinalement une poésie, celle grâce à laquelle j'évoque les circonstances dans lesquelles je l'ai apprise.Dans le phénomène de mémoire-habitude, le passé est joué, mais il n'est pas représenté à ma conscience; une tellemémoire s'explique par un mécanisme monté dans le cerveau.Dans le cas de mémoire-souvenir, c'est-à-dire de mémoire proprement dite, le passé est représenté, avec sa place,sa date, toute son originalité; il ne s'agit donc pas de la reproduction d'un fait passé, mais c'est ce fait lui-même quiest présent.

Et comme mon souvenir peut porter sur n'importe lequel des faits déjà vécus par ma conscience, il fautdire que tous ces faits sont sans cesse présents à ma conscience, mais qu'elle ne prête attention qu'à quelques-uns.

L'homme qui vivrait dans le « plan du rêve » aurait une conscience générale et constante, mais incohérente, detous ces souvenirs (alors appelés « souvenirs purs »).

Un tel état est chimérique, car, grâce au corps, nous sommestoujours plus ou moins dans le « plan de l'action ».

Le corps, en effet, est l'intermédiaire qui met notre esprit enrelation avec d'autres êtres.

Par le moyen du cerveau, le corps plonge dans l'inconscience les souvenirs inutiles ànotre action sur les autres êtres, et il éclaire les souvenirs utiles (dits « souvenirs-images »).Nous comprenons maintenant ce qu'est le passé : ce n'est pas ce qui a cessé d'exister, c'est ce qui a cessé d'êtreutile.

Nous comprenons aussi le râle du cerveau : c'est la conscience qui est l'instrument de la conservation; lecerveau n'est que l'instrument du rappel.

D'une façon plus générale, nous comprenons le rôle du corps : instrumentde notre action, il est, de ce fait, l'outil de sélection de notre pensée, le lest qui empêche les écarts de l'esprit.3° L'intelligence et l'intuition (Introduction à la métaphysique).

BERGSON distingue deux types de connaissancerationnelle : l'intelligence et l'intuition.L'intelligence procède essentiellement par concepts, c'est-à-dire qu'elle classe les données de l'expérience dans descompartiments fixes, entre lesquels elle se plaît à déterminer des relations mathématiques.

La pensée conceptuelleest donc faite pour le fixe et le quantitatif, c'est-à-dire pour l'étendue, la matière.

Mais elle est déroutée devant lesdonnées hétérogènes et qualitatives, devant la durée, le mouvement, la vie, l'esprit; elle ne peut pas les réduire enconcepts sans en détruire l'originalité d'écoulement.

Comme l'intelligence ne peut pas s'exercer autrement que parconcepts, elle se laisse entraîner à traduire arbitrairement la qualité en quantité, la durée en espace.Alors que l'intelligence n'arrive à connaître que par la mise en branle de cette machine logique qu'on appelle leraisonnement, l'intuition, elle, saisit directement son objet.

BERGSON la définit « cette espèce de sympathieintellectuelle par laquelle on se transporte à l'intérieur d'un objet pour coïncider avec ce qu'il a d'unique et parconséquent d'inexprimable «.

(Introd., in La pensée et le mouvant, 205.)Nous avons ainsi trouvé la possibilité d'une métaphysique, mais d'une métaphysique dont la méthode est tout à faitoriginale.

Ce n'est pas par le raisonnement que nous atteindrons la réalité, car le raisonnement n'atteint que la. »

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