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EUTHANASIE, substantif féminin.

Publié le 06/12/2021

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EUTHANASIE, substantif féminin.  

A.—  MÉDECINE.  Mort douce, de laquelle la souffrance est absente, soit naturellement, soit par l'effet d'une thérapeutique dans un sommeil provoqué. 

—  En particulier.   PHILOSOPHIE. , vieux.  Art, science de rendre la mort douce : 

Ø 1.... les recherches que j'ai commencées sur une science qui s'appellera l'« euthanasie » mettront l'homme au-dessus de la plus triste servitude, la servitude de la mort. L'homme ne sera jamais immortel; mais finir n'est rien, quand on est sûr que l'oeuvre à laquelle on s'est dévoué sera continuée; ce qui est honteux, c'est la souffrance, la laideur, l'affaiblissement successif, la lâcheté qui fait disputer à la mort des bouts de chandelle quand on a été flambeau. Je trouverai un moyen pour que la mort soit accompagnée de volupté.

ERNEST RENAN, Drames philosophiques, Caliban, 1878, IV, 2, page 416. 

—  Par métaphore.  [Les Français] nous donnent ce rêve oriental comme un repos, une euthanasie, une manière de glisser vers la mort avec quelque douceur et quelque inconscience. Ils ne trouvent pas dans l'Orient une raison de vivre, mais une manière de mourir (ALBERT THIBAUDET, Réflexions sur la littérature, 1936, page 177 ). 

—  Au figuré. Ne pas faire (...) de sa conscience morale une véritable « suppression » ou en d'autre terme [sic] , une « euthanasie » de la vie morale (JEAN DELAY, Études de psychologie médicale,  1953, page 205 ). 

Remarque : On rencontre dans la documentation la forme euthanésie.  Mourir après trois ans de bonheur parfait, dans les bras même de sa chimère, (...) « elle a retrouvé, » pensa Gadagne, « cette science des anciens, aujourd'hui perdue, l'« euthanésie, » l'art de la mort attrayante » (JOSÉPHIN PÉLADAN, Le Vice suprême, 1884, page 153). 

B.—  Usuel.  Fait de donner délibérément la mort à un malade (généralement incurable ou qui souffre atrocement). Euthanasie agonique. La doctrine officielle réprouve l'eugénisme comme l'euthanasie, ne connaît que l'euh! des hésitations devant le problème des mesures à prendre pour étouffer dans l'oeuf la plus terrible atteinte à la dignité humaine (HERVÉ BAZIN, La Tête contre les murs,  1949, page 401) : 

Ø 2.... l'emploi d'un même terme « Euthanasie » pour trois actions fondamentalement différentes :

—  le refus de l'acharnement thérapeutique

—  la thérapeutique de l'agonie, dût-elle comporter un risque thérapeutique;

—  et le fait de donner délibérément la mort à un malade.

C'est cette dernière pratique qui est inacceptable...

Le Monde.  9 mars 1978, page 24. 

—  Par extension.  Fait de supprimer les sujets tarés afin de satisfaire des exigences de nature collective. Euthanasie sociale ou eugénique (confer Georges Duhamel, Manuel du protestant dans le Dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française (Paul Robert) ). 

Remarque : On rencontre dans la documentation euthanasique, adjectif.  Qui a rapport à l'euthanasie, qui permet de donner une mort douce. Il [Apfel] (...) s'était fait une spécialité des poisons dit barbituriques, tels que le véronal, le gardénal, (...) qui sont ceux du sommeil, de l'anesthésie, et parce qu'euthanasiques, du suicide (LÉON DAUDET, Ciel de feu, 1934, page 268). Ceux qui ont tué, qui ont volé à main armée, qui ont enlevé des enfants, (...) un établissement euthanasique, pourvu de gaz appropriés, permettrait d'en disposer de façon humaine et économique (CARREL, L'Homme, 1935, page 388). 

STATISTIQUES : Fréquence absolue littéraire : 4. 

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