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ÉPLORÉ, -ÉE, participe passé et adjectif.

Publié le 06/12/2021

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ÉPLORÉ, -ÉE, participe passé et adjectif.  

I.—  Participe passé de éplorer (s')* 

II.—  Emploi adjectival. 

A.—  [En parlant d'une personne]  Qui est tout en pleurs. Mère, veuve éplorée : 

Ø ... deux ruisseaux de larmes coulèrent sur la face ravinée de ce rude athlète, éploré comme une veuve et palpitant comme une mère devant son enfant expiré!

LÉON CLADEL, Ompdrailles, le tombeau des lutteurs,  1879, page 368. 

·    Emploi comme substantif, généralement féminin.  Personne en pleurs. C'est une frêle éplorée que j'ai recueillie sur la rive (ANDRÉ GIDE, Le Voyage d'Urien,  1853, page 50 ). C'est Beethoven qui a décidé de s'éloigner, de voyager à travers le monde. Et il engage l'éplorée à supporter l'absence (ROMAIN ROLLAND, Beethoven, tome 2, 1937, page 561 ). 

—  Par métaphore. Ainsi l'arbre, trop tôt dépouillé par l'automne : On dirait à le voir qu'il s'afflige et s'étonne, Et qu'à terre abaissant ses rameaux éplorés Il réclame ses fleurs ou ses beaux fruits dorés (CHARLES-AUGUSTIN SAINTE-BEUVE, Poésies complètes, 1829-40, page 74 ). Weber passe dans un paysage romantique, conduisant la ballade des morts, au milieu des saules éplorés et des chênes qui tordent leurs bras (ÉMILE ZOLA, L'Œuvre, 1886, page 217 ). 

B.—  [Par métonymie du substantif qualifié]  Triste, pitoyable. C'étaient des lettres de sa soeur, la pâtissière de Guéret; de pauvres lettres éplorées, lamentables, où il n'était question que de traites à payer, de termes échus, d'« arriéré » (ANDRÉ GIDE, Si le grain ne meurt,  1924, page 452 ). Dans le salon coulaient des torsades de vers éplorés, et il y avait des jours où tout le monde pleurait (MARCEL AYMÉ, La Jument verte,  1933, page 37 ). 

STATISTIQUES : Fréquence absolue littéraire : 180. 

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