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DÉPRÉDATION, substantif féminin.

Publié le 06/12/2021

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DÉPRÉDATION, substantif féminin.  

A.—  Vol ou pillage s'accompagnant de dégâts causés au bien d'autrui. Commettre des déprédations; se livrer à des déprédations : 

Ø 1.... nous suivons, pendant deux heures, une vallée étroite, stérile et rocailleuse, célèbre par les déprédations des Arabes. C'est le lieu des environs le plus exposé à leurs courses : ils peuvent y arriver par une multitude de petites vallées sinueuses, cachées par le dos des collines inhabitées; se tenir en embuscade derrière les rochers et les arbustes, et fondre à l'improviste sur les caravanes.

ALPHONSE DE LAMARTINE, Souvenirs, impressions, pensées et paysages pendant un voyage en Orient (1832-1833) ou Note d'un voyageur, tome 1, 1835, page 400. 

—  Par extension.  Dégât commis par un animal. Les déprédations des animaux. Les déprédations du sanglier exaspèrent nos métayers (JOSEPH DE PESQUIDOUX, Chez nous,  1923, page 4) : 

Ø 2.... ses pigeons (...), demi-sauvages, toujours à tire-d'ailes, s'abattent partout pour picorer et ne rentrant souvent que le soir (...) étendaient leurs déprédations...

JOSEPH DE PESQUIDOUX, Le Livre de raison,  1928, page 124. 

B.—  Acte malhonnête commis dans l'administration de la fortune d'autrui. La déprédation des Finances, la déprédation des biens d'un pupille (Dictionnaire de l'Académie française.  1932) : 

Ø 3.... la cour d'Avignon avait si mauvaise renommée, elle se livrait à de telles exactions, pressurait de telle sorte les bénéfices et les bénéficiers, que les Flamands ne voulurent point entendre à quitter le parti du pape Urbain; et en effet, dans le moment même, le roi de France, sur les représentations de l'université de Paris et d'une portion du clergé, était forcé de s'opposer aux excès et aux déprédations du pape d'Avignon.

PROSPER DE BARANTE, Histoire des ducs de Bourgogne de la maison de Valois, tome 1, 1821-24, page 332. 

Remarque : La plupart des dictionnaires généraux des XIXe.  et XXe.  siècle (sauf Dictionnaire de l'Académie Française 1932 et DICTIONNAIRE ALPHABÉTIQUE ET ANALOGIQUE DE LA LANGUE FRANÇAISE  (PAUL ROBERT)) enregistrent le verbe transitif, peu usité, dépréder.  Piller avec dégât, commettre des malversations dans l'administration du bien d'autrui. 

STATISTIQUES : Fréquence absolue littéraire : 48. 

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