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DÉGAINER, (DÉGAINER, DÉGAÎNER) verbe transitif.

Publié le 06/12/2021

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DÉGAINER, (DÉGAINER, DÉGAÎNER) verbe transitif.  

A.—  Sortir d'une gaine, d'un étui, etc. 

1. Rare. Dégainer ses bésicles; dégainer une bannière. —  Je ne sais comment nommer l'animal, —  qui se déclare bon chrétien et dégaine volontiers son chapelet (LÉON BLOY, Journal,  1900, page 27 ). 

—  Proverbe. Il ne frappe pas comme il dégaine. Il est plus terrible en menaces qu'en actes (Confer Jean-François Rolland, Dictionnaire du mauvais langage, 1813, page 49). 

2. Usuel et familier, en particulier.  Sortir de son porte-monnaie, donner. Le grand maigre a dégaîné cent sous à l'ogresse (EUGÈNE SUE, Les Mystères de Paris, tome 1, 1842-43, page 124 ). 

—  Absolument. N'aimer pas à dégainer. Être avare (Confer Dictionnaire du bas-langage ou des manières de parler usitées parmi le peuple (D'HAUTEL) tome 1 1972). 

B.—  En particulier.  [Le complément désigne une arme blanche]  Tirer de son fourreau. Dégainer une épée, un sabre; dégainer un couteau. Arthur tira un petit poignard de sa poche et le dégaina fort tranquillement (PIERRE-ALEXIS, VICOMTE PONSON DU TERRAIL, Rocambole, les drames de Paris, tome 3, 1859, page 169 ). 

—  Par analogie.  [Votre conscience] au lieu de me faire un crime d'avoir dégaîné la plume contre les Ultra, me saura gré, au contraire, de m'être chargé courageusement (...) d'une tâche pleine de défaveurs (CAMILLE DESMOULINS. dans Le Vieux Cordelier,  1793-94, page 274 ). 

—  Rare.  [Avec un complément d'objet interne] 

·    Combattre quelqu'un : 

Ø 1.... il [Carrel] avait la simplicité de se regarder (...) comme venant après les écrivains qu'il devançait : il soutenait avec son épée les opinions que ces gens de plume dégainaient. 

FRANÇOIS-RENÉ DE CHATEAUBRIAND, Mémoires d'Outre-Tombe, tome 3, 1848, page 577. 

·    Mettre en action : 

Ø 2. La vieille (...) s'élança entre les deux adversaires et profita de l'occasion pour dégaîner le grand jeu pathétique inventé par elle, qui consistait à roucouler sur divers tons...

LÉON BLOY, La Femme pauvre,  1897, page 26. 

—  Absolument.  Tirer une épée, un poignard, etc., de son fourreau pour se battre, se bagarrer avec quelqu'un. Être prompt à dégainer. Il dégaine et se précipite, faisant un carnage épouvantable (ALFRED JARRY, Ubu Roi,  1895, page 69 ). 

·    [En parlant d'un animal, d'un insecte, etc.]  Elle [la reine] ne la [son arme royale] dégaine que lorsqu'elle combat une égale, c'est-à-dire une autre reine (MAURICE MAETERLINCK, La Vie des abeilles,  1901, page 72 ). 

Remarque : 1. On rencontre un emploi substantival de l'infinitif notamment dans le proverbe être brave jusqu'au dégainer (Dictionnaire de l'Académie Française 1798-1878). Faire le fanfaron, promettre et ne pas tenir. 2. La documentation atteste le participe passé et adjectif dégaîné, ée. Qui est sorti du fourreau. Une canne à épée dégaînée (Victor Hugo, Les Misérables, tome 2, 1862, page 304). Ces yeux dégainés comme des couteaux (Julien Gracq, Un Beau ténébreux, 1945, page 55). 

Fréquence absolue littéraire Dégainer : 59 (dégainé : 17). 

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