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Commentaire sur Pauline (fin du livre) de Alexandre Dumas: en quoi le passage s'inscrit-il dans le registre lyrique, tragique ainsi que pathétique ?

Publié le 17/05/2020

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Ci-dessous un extrait traitant le sujet : Commentaire sur Pauline (fin du livre) de Alexandre Dumas: en quoi le passage s'inscrit-il dans le registre lyrique, tragique ainsi que pathétique ? Ce document contient 889 mots soit 2 pages. Pour le télécharger en entier, envoyez-nous un de vos documents grâce à notre système gratuit d’échange de ressources numériques. Cette aide totalement rédigée en format pdf sera utile aux lycéens ou étudiants ayant un devoir à réaliser ou une leçon à approfondir en Littérature.

« Commentaire sur Pauline (fin du livre) de Alexandre Dumas: en quoi le passage s'inscrit-il dans le registre lyrique, tragique ainsi que pathétique ? Alexandre Dumas est un auteur contemporain du XIXeme siècle qui a obtenu une notoriété importante grâce a plusieurs de récits, notamment Les TroisMousquetaires.

Son roman intitulé Pauline parut en 1838 et se fraya automatiquement sa place dans la littérature romantique de l'époque, grâce à son histoire : cellede cette jeune femme au destin tragique et de son lien sentimental avec celui qu'elle considère comme son frère et protecteur.Nous devons déterminer en quoi le passage s'inscrit-il dans le registre lyrique, tragique ainsi que pathétique. Dans un premier temps, nous analyserons la dimension lyrique, puis la présence du tragique et enfin la prédominance du pathétique. Tout d'abord, dés que l'on rentre dans le texte, on peut apercevoir l'utilisation de la première personne du singulier (comme l'indique la phrase « je portai mes deuxmains à mon front », ligne 339).

Cette forte implication du « Moi » est tout à fait caractéristique du registre lyrique.

En effet, ce registre accorde la première fois à lasubjectivité du locuteur et cela facilite l'expression du langage et des sentiments (dans le cas présent, les sentiments qu'Alfred éprouve vis à vis de la situation danslaquelle se trouve Pauline).Le narrateur se confie au lecteur, il exprime ses sentiments, ses souffrances, ce qui le préoccupe, comme peuvent le démontrer les phrases « Bientôt cette illusion futsi grande que je crus m'entendre appeler », ligne 338, ou encore « il me semblait que je devenais fou.

», ligne 340.Le discours lyrique est ancré dans une situation d'énonciation et en porte les marques avec, entre autres, des indices spatio-temporels comme « Le balcon de machambre donnait sur ces jardins enchantés », ligne 331, qui nous indique le cadre de l'histoire, ainsi que « rayons de la lune », ligne 335, qui nous donne uneindication sur le temps de l'histoire (ici donc, le soir).Les thèmes abordés dans cet extrait, comme la nature ou le questionnement personnel, sont également des thèmes souvent retrouvés dans les textes lyriques.Les hyperboles (« ces jardins enchantés », ligne 331) et le cadre idyllique dans lequel se retrouve le personnage constituent également des éléments retrouvésfréquemment dans le lyrisme.

La nature est omniprésente et les jardins baignés par les rayons de la lune confèrent une atmosphère paisible et idéale. Ensuite vient le registre tragique, qui occupe une place importante dans le récit notamment grâce au malheur impitoyable auquel doit faire face Alfred de Nerval.

Lechamp lexical de la mort est omniprésent, avec des mots comme « mourir », « agonie », « expirante » et le personnage exprime sa passion désespérée à plusieursreprises, propre au registre tragique, qu'il ponctue par des hésitations, comme le démontre par exemple la phrase « C'était bien elle … elle, expirante, et qui n'avaitpas voulu mourir seule […] elle était à genoux sur le parquet ...

», lignes 345 à 348.Alfred de Nerval a pleinement conscience du destin inexorable qui l'attend comme peuvent le démontrer la personnification dont il fait preuve aux lignes 335 à 338.Il a l'impression que les statues sont vivantes et lui désignent la terre, comme pour le prévenir à l'avance de la mort de la femme qu'il aime.La comparaison « blanches comme des ombres », ligne 335 instaure un sentiment inquiétant, accentuant l'ambiance angoissante et morbide du récit, en parallèle aucadre idyllique des jardins.

Tous ces éléments agissent comme des signes prémonitoires et la scène en devient mélancolique. En dernier point, la présence du pathétique se retrouve en plusieurs éléments.La situation ironique du personnage qui laisse la porte ouverte pour rester à l'affût du moindre bruit mais qui finit malgré tout par manquer de peu la mort de sadulcinée qui l'appelle donne un aspect pathétique au récit.

Dans un premier temps, Alfred de Nerval entends la plainte de Pauline comme une illusion et a le sentimentde devenir fou (lignes 338 à 340), donnant l'impression que Pauline a déjà quitté ce monde, élément qui peut également s'inscrire dans le registre tragiques et lessignes prémonitoires sus-notés.

Pauline répète sa plainte à plusieurs reprises, de façon désespérée, au point d'en user ses dernières forces pour ne pas avoir à mourirseule.

Le récit s'inscrit encore plus dans le pathétique et le tragique en raison de ses dernières pensées : Pauline, en arrachant la chemise d'Alfred de Nerval, voit sesdernières pensées pour l'homme qui l'aura détruit, comme si la cicatrice agissait comme un maléfice et que Pauline était condamnée à l'image d'Horace pour l'éternité.Le texte finit finalement par se refermer, car il renvoie au chapitre un.

La mort de Pauline était donc annoncée depuis le début du livre.Les éléments prémonitoires sont omniprésents, le tout ancré dans un cadre idyllique et inquiétant à la fois.

Le personnage narrateur ne sait plus faire la différenceentre le réel et l'irréel, imposant cette ambiance fantastique, lyrique et tragique à la fois.

La rapidité de la situation confère cet aspect pathétique et absurde à cetamour inavoué jusqu'au dernier instant, laissant le lecteur sur un sentiment d'inachevé et la façon dont le personnage narrateur raconte son histoire apporte à lasituation une exagération dans le tragique, fin qui aura malgré tout réussi à charmer et émouvoir les lecteurs par sa simplicité.. »

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