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CAPTIF, -IVE, adjectif.

Publié le 06/12/2021

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CAPTIF, -IVE, adjectif.  

A.—  [En parlant d'une personne, d'une collectivité, de leur comportement]  Qui est privé de liberté pendant une période plus ou moins longue. 

1. [La privation de liberté a pour origine une capture notamment pour faits de guerre] 

a) Qui est retenu prisonnier à l'étranger pour une durée indéterminée. Emmener quelqu'un captif; princesse captive, flotte captive. La délivrance du peuple captif (Dictionnaire de théologie catholique (sous la direction de A. Vacant et E. Mangenot)  tome 4, 1re.  partie , 1920, page 1002) : 

Ø 1. As-tu pensé quelquefois à un soir de triomphe, quand les légions rentraient, que les parfums brûlaient autour du char du triomphateur et que les rois captifs marchaient derrière?

GUSTAVE FLAUBERT, Correspondance,  1846, page 206. 

—  Par hypallage : 

Ø 2. Le prêtre se souvint que, dans le monastère,

Une fois, en tremblant, on se parla tout bas

D'un prisonnier d'État que l'on ne nommait pas;

(...)

Et de ses jours captifs sous un masque cachés.

ALFRED DE VIGNY, Poèmes antiques et modernes, La Prison, 1837, page 159. 

—  En particulier.  HISTOIRE.  Qui est fait prisonnier, retenu en esclavage par les Musulmans. Racheter les chrétiens captifs (Dictionnaire de l'Académie Française). 

—  Par métaphore : 

Ø 3. Ordener. (...) Qui sait si les âmes délivrées de leur prison matérielle ne peuvent pas quelquefois revenir veiller sur les âmes qu'elles aiment, commercer mystérieusement avec ces douces compagnes encore captives...

VICTOR HUGO, Han d'Islande,  1823, page 493. 

b) Emploi comme substantif. Délivrer un captif; belle, jeune captive. 

—  Par métonymie  Œuvre représentant une personne privée de liberté, généralement chargée de chaînes. Sur une table que supportaient des captifs liés par les coudes, sculptés (THÉOPHILE GAUTIER, Le Roman de la momie,  1858, page 309 ). 

2. [La privation de liberté est le fait de circonstances particulier]  Qui est retenu prisonnier dans un lieu déterminé pour différentes raisons (maladie, travail, dette), en particulier dans un lieu fermé qui prive de liberté d'action ou de mouvement : 

Ø 4. « Je vous écris, madame, de cette belle rade de Gênes où nous sommes captifs sur notre bateau pour deux jours [à cause du choléra] ;... »

JEAN-JACQUES AMPÈRE, Correspondance [avec Mme Récamier] , 1834, page 56. 

—  Emploi comme substantif. Captives de harem (PAUL DUVAL, DIT JEAN LORRAIN, Sensations et souvenirs,  1895, page 28 ). Le nombre de ces captifs volontaires [les oblats] fut considérable (GEORGES-CHARLES, DIT JORIS-KARL HUYSMANS, L'Oblat, tome 1, 1903, page 175 ). 

—  Par analogie.  [En parlant d'un animal, d'une partie de son corps, de son comportement, d'une plante]  Qui est prisonnier de l'homme, d'un élément, d'un obstacle naturel. Oiseau captif, bêtes captives. Aile de passereau captive dans la glu (MAURICE GENEVOIX, La Boue,  1921, page 176 ). Une marche de lion en cage, (...) captive (ALEXANDRE ARNOUX, Roi d'un jour,  1956, page 292 ). 

·    Emploi comme substantif : 

Ø 5. À Phoebé, sur sa mésange...

O ma blanche Phoebé, donne d'un doigt prudent

Le millet et l'eau pure à ta frêle captive. 

ANATOLE-FRANÇOIS THIBAULT, DIT ANATOLE FRANCE, Clio,  1900, page 86. 

B.—  Emplois figurés. 

1. [En parlant d'une personne]  Littéraire. Être captif de quelqu'un, de quelque chose Bientôt nous sommes captifs de la lecture (PAUL VALÉRY, Variété IV,  1938, page 149 ). 

—  emploi absolu. Il aime, voyez-vous? c'est un captif (HONORÉ DE BALZAC, Modeste Mignon,  1844, page 287 ). 

2. [En parlant d'une chose] 

a) [D'une chose concrète]  Littéraire.  Qui ne peut pas se mouvoir, se déployer librement. L'océan libre, (...) l'eau captive dans le bassin du port (ROGER MARTIN DU GARD, Les Thibault, La Belle saison, 1923, page 1046 ). 

—  Usuel.  AÉRONAUTIQUE.   [Ballon] captif. Aérostat relié au sol par un câble et ne pouvant ainsi s'élever au-delà d'une certaine hauteur (Confer Louis Marchis, Leçons sur la navigation aérienne, 1904, page 188). Il chiffrait (...) 1422 ascensions! Sans compter celles en « captif » (LOUIS-FERDINAND DESTOUCHES, DIT CÉLINE, Mort à crédit,  1936, page 455 ). 

b) [D'une chose abstraite]  Retenu par des liens abstraits, moraux. Vérité captive. Le succès [de Folantin] , longtemps captif, se déchaîne (LÉON BLOY, La Femme pauvre, 1897, page 140 ). 

STATISTIQUES : Fréquence absolue littéraire : 1 184. Fréquence relative littéraire : XIXe.  siècle : a) 1 938, b) 1 809; XXe.  siècle : a) 1 639, b) 1 425. 


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