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CAPARAÇON, substantif masculin.

Publié le 06/12/2021

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CAPARAÇONNÉ, -ÉE, participe passé et adjectif.  

I.—  Participe passé de caparaçonner* 

II.—  Adjectif. 

A.—  Couvert d'un caparaçon. Cheval caparaçonné de noir (VICTOR-JOSEPH ÉTIENNE, DIT DE JOUY, L'Hermite de la Chaussée d'Antin, tome 4, 1813, page 288) : 

Ø 1.... il nourrissait dans son écurie, au milieu des plus nobles chevaux richement caparaçonnés et roides d'or et de broderies, un âne...

ANATOLE-FRANÇOIS THIBAULT, DIT ANATOLE FRANCE, Le Livre de mon ami,  1885, page 304. 

—  Par métaphore. Caparaçonnés d'indifférence (HONORÉ DE BALZAC, La Vieille fille,  1837, page 279) : 

Ø 2. [Le style de Balzac] est un carnaval extraordinaire de métaphysiciens grimauds, de silènes paillards, de savants blêmes, d'artistes dégingandés, d'ouvriers en sarrau, chamarrés et caparaçonnés de toutes les magnificences et de toutes les friperies...

HYPPOLYTE-ADOLPHE TAINE, Nouveaux essais de critique et d'histoire,  1865, page 44. 

B.—  Par extension. 

1. [D'une personne]  Habillé de manière originale, peu habituelle. Il est bien caparaçonné, se dit en plaisantant d'un homme paré, endimanché, dont le maintien est roide et embarrassé (JEAN-FRANÇOIS ROLLAND, Dictionnaire du mauvais langage, 1813, page 30 ). 

2. [D'une chose]  Un coffret caparaçonné de coquillages (GEORGES MOINAUX, DIT GEORGES COURTELINE, La Vie de ménage, L'extralucide, 1891, page 241 ). 

 Fréquence absolue littéraire : 3 


CAPARAÇON, substantif masculin.  

A.—  Équipement ornemental ou protecteur destiné aux chevaux : 

Ø 1. Qu'est-ce que vous diriez donc si vous aviez vu, (...) les chevaux des princes et de la compagnie du roi! Des houssures et caparaçons de toutes sortes; les uns de drap de Damas, de fin drap d'or, fourrés de martres zibelines; les autres, de velours, fourrés de pennes d'hermine; les autres, tout chargés d'orfèvrerie et de grosses campanes d'or et d'argent!

VICTOR HUGO, Notre-Dame de Paris,  1832, page 244. 

—  Par extension. Les éléphants de Carthage (...) secouant par-dessus leurs caparaçons d'écarlate des tours de cuir, où dans chacune trois archers tenaient un grand arc ouvert (GUSTAVE FLAUBERT, Salammbô, tome 1, 1863, page 108 ). 

B.—  Par analogie.  LITTÉRATURE.  Housse plus ou moins bigarrée que l'on met sur les chevaux pour les garantir du froid, de la pluie ou des insectes. 

—  Par extension : 

Ø 2. Les boeufs étaient attelés (...) les caparaçons de toile blanche qui les enveloppaient en manière de chemise, pour les préserver de la piqûre des mouches, leur donnaient un air fort mithriaque et fort majestueux.

THÉOPHILE GAUTIER, Le Capitaine Fracasse,  1863, page 45. 

·    Par métaphore. Le remuement de la terre, sous son caparaçon de gel ou de neige, il me conseilla d'y prêter l'oreille (JACQUES-ÉMILE BLANCHE, Mes modèles,  1928, page 88 ). 

STATISTIQUES : Fréquence absolue littéraire : 2 

CAPARAÇONNER, verbe transitif.  

A.—  Emploi transitif.  Couvrir d'un caparaçon. On jette sur les reins des bêtes des résilles ou des couvertures blanches à longs effilés pour les caparaçonner (PIERRE-LOUIS MENON, ROGER LECOTTÉ, Au village de France, tome 1, 1954, page 26) : 

Ø Les Alains arrachoient la tête de l'ennemi abattu, et de la peau de son cadavre ils caparaçonnoient leurs chevaux. 

FRANÇOIS-RENÉ DE CHATEAUBRIAND, Études et discours historiques,  1831, pages 117-118. 

—  Par extension.  Couvrir de manière originale. En vain, on a voulu, d'un funéraire voile, / Caparaçonner ta gaîté :... (PETRUS BOREL, Rhapsodies, Justice, 1831, page 176 ). Elle brancha le fer à repasser, caparaçonna la table de cuisine et se mit à l'ouvrage (GABRIELLE COLLETTE, DITE COLETTE, Julie de Carneilhan, 1941, page 69 ). 

B.—  Emploi pronominal, péjoratif, vieilli.  S'habiller d'une façon peu habituelle, se déguiser. Il s'agissait de se décolleter, de se caparaçonner, de se lancer dans les falbalas et les panaches (LOUIS REYBAUD, Jérôme Paturot à la recherche d'une position sociale,  1842, page 192 ). 

Remarque : On rencontre dans la documentation le substantif masculin caparaçonnement.  Synonyme rare de caparaçon (confer MORÉAS, Les Cantilènes, Tidogolain, 1886, page 218). 

STATISTIQUES : Fréquence absolue littéraire : 3 


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