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Baldassare CASTIGLIONE : Le Livre du Courtisan

Publié le 05/10/2012

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Baldassare Castiglione est né en 1478, près de Mantoue, dans une famille noble apparentée aux Gonzague. Au service de François de Gonzague, puis de Guidubaldo de Montefeltro, il effectua des missions diplomatiques auprès des rois d'Angleterre et de France. A la mort de Guidubaldo, le successeur de ce dernier, Francesco Maria della Rovere, en fit son ambassadeur auprès du pape. C'est à Rome que Castiglione se lia d'amitié avec le peintre Raphaël et fit la connaissance des personnalités présentées dans Le Livre du Courtisan, qu'ilrédigeaentre 1508et 1518.Après la mort de sa femme, il reçut les ordres mineurs et fut envoyé par le pape à la cour de Charles Quint en qualité de nonce pontifical. Il mourut en Espagne, à Tolède, en 1529...

« Baldassare Casti­ glione a été immorta­ lisé par le célèbre portrait qu'en a fait son ami Raphaël et qui se trouve au­ jourd 'hui au Louvre .

Le livre «Former en paroles un courtisan parfait ...

>> L e Livr e du Courtisan (1528) se présente sous la forme d' un dialogue, en quatre livres, se déroulant à la cour de Guidu­ baldo de Montefeltro , seigneur d'Urbino, l' un des princes les plus prestigieux de la Renaissance italienne.

Selon le modèle en vogue des dialogues socratiques , quelques gentilshommes et hautes dames se réunissent pendant quatre soirées successives pour tenter de définir la figure du courtisan idéal.

Si celui-ci doit être, il va de soi, bien né et habile aux armes , c'est surtout par son éducation, son élégance et son comportement en société qu'il se distingue .

Le courtisan idéal possède au premier chef ce je-ne-sais-quoi que l'on appelle la : «désinvolture >> naturelle, à mille lieues de 1' «affectation> >.

Il doit avoir une conversation agréable et être capable de séduire son entourage par sa culture ou ses «bons mots >>.

Dévoué au prince , il sait se faire valoir auprès de lui autant par une apparence avantageuse que par de sages conseils .

Il doit fuir toutefois toute «flatterie >> excessive , conserver son indépendance et savoir , le cas échéant, abandonner le service d'un mauvais prince.

Enfin, après un cha­ pitre consacré aux vertus de la «dame de palais> >, équivalent fé­ minin du courtisan, où est exposée une vision très «féministe >> de s rapports entre hommes et femmes , le livre se clôt sur un éloge de l 'amour courtois , ou platonique, non dépourvu toute­ fois d'une certaine sensualité propre à la Renaissance.

L'ancêtre de I'«honnête homme>> A yant lui-même une longue expérience de la vie de cour, Castiglione a su donner à son ouvrage un tour vivant et gracieux, très éloigné d'un traité abstrait, même s'il recourt abondamment aux exemples de l'Antiquité.

Bien qu' il ne se soit pas lui-même représenté dans son livre , il y met en scène des personnage s célèbres qu' il a eu l'occasion de connaître: la du­ chesse Élisabeth de Gonzague, femme du duc d'Urbino , Julien de Médicis , César de Gonzague, l'humaniste vénitien Pietro Bembo , etc .

Véritable manuel de savo ir-vivre de la Renaissance , Le Livre du Courtisan eut un énorme succè s en Italie et en Europe au cours des deux siècles suivants.

Il inspira notamment l 'idéal de l' « honnête homme >> cher à la cour de Louis XIV.. »

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