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BUSONI Ferruccio Benvenuto

BUSONI Ferruccio Benvenuto. Musicien italien. Né le 1er avril 1866 à Empoli (Italie), mort le 27 juillet 1924 à Berlin. Artiste éminemment représentatif de la musique moderne, il conquit la célébrité en grande partie grâce à son talent de pianiste, et ce fut seulement au cours des dernières années de sa vie que l'on commença de rendre justice au compositeur, dont l'oeuvre avait si fortement influé sur les tendances musicales au début du XXe siècle. Jamais, en effet, la plus intense activité pianistique n'empêcha Busoni de produire, et nombreuses sont ses compositions, depuis les morceaux pour piano écrits à onze ans, jusqu'à l'opéra inachevé Docteur Faust, qui fut représenté à Dresde après sa mort. A Trieste, où il passa son enfance, Busoni reçut une éducation musicale soignée sous la direction de son grand-père maternel, Joseph Weiss, tandis que ses parents (Ferdinand, clarinettiste, et Anna, pianiste) effectuaient leurs tournées. Ce fut dans cette même ville que Ferruccio Busoni se présenta pour la première fois en public avec ses parents, à l'âge de sept ans; début d'une carrière surprenante qui devait se poursuivre durant un demi-siècle. Après avoir enseigné le piano au Conservatoire de musique d'Helsingfors (Helsinki), Busoni fut nommé, en 1891, au New England Conser-vatory de Boston. En 1895, le musicien s'installa à Berlin où il déploya la plus grande partie de son activité. Lorsque éclata la Première Guerre mondiale, il résida à Zurich, puis à Bologne comme directeur du lycée musical Rossini. De retour à Berlin en 1920, il fut nommé professeur de composition à l'Académie de Musique. Dans ses nombreux écrits, grand admirateur de Mozart, il se prononce en faveur d'un « néoclassicisme », d'un art dans lequel — la mélodie dominant toutes voix — s'harmoniseraient l'ancien et le neuf, l'idéal romantique et la classique perfection des formes. Si, dans son oeuvre imposante, Busoni n'a pas toujours atteint ce but, du moins y recueille-t-on plus d'une suggestion intéressante, maints émouvants témoignages de ses aspirations et de son tourment. Cette constatation vaut surtout pour les oeuvres de la maturité : depuis la seconde Sonate pour violon et piano (1904) et le monumental Concerto pour piano et orchestre avec choeur final (1906), jusqu'à l'opéra Arlequin ou les fenêtres, aux Sonatines pour piano (1910-1919), à la Fantaisie en contrepoint pour piano (1920), à la Fantaisie indienne pour piano et orchestre (1919) et l'opéra Docteur Faust, que termina son fidèle élève Philipp Jarnack. Citons en outre ses nombreuses Transcriptions et Turandot.

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