Databac

BRYANT William Cullen

BRYANT William Cullen. Poète et publiciste nord-américain. Né à Cummington (Massachusetts, États-Unis) le 3 novembre 1794, mort à New York le 12 juin 1878. Fils d'un médecin ami des lettres, il reçut une formation classique. En 1810 il entra au William's College, qui était loin de mériter sa renommée actuelle, et où il apprit à connaître les poètes grecs. Il débuta dans la littérature par une satire du Président Jefferson, The Embargo, publiée en 1808. La lecture des poètes « sépulcraux », particulièrement celle de Cowper, lui inspira la première version de Thanatopsis, poème qu'on a qualifié de « grand chant funèbre puritain », et de « première manifestation réellement poétique de la mentalité austère de la Nouvelle-Angleterre ». Devenu docteur en droit, Bryant commença en 1815 à exercer la profession d'avocat, sans pour autant renoncer à la littérature : c'est de cette époque que date sa meilleure poésie : A un oiseau aquatique . En 1821 il se maria, et en 1824 abandonna sa profession pour collaborer à une gazette de Boston, la United States Library Gazette, à laquelle il était tenu de fournir cent vers par mois. Les quelque trente poèmes qui y parurent entre 1824 et 1825 figurent avec d'autres dans un recueil daté de 1832, qui fut jugé « le meilleur volume de vers américains ». Il fut suivi de deux autres : La Source et autres poésies [1842] et L'Antilope aux pattes blanches et autres poésies [1844]. Démocrate convaincu, Bryant effectua dans le sud des États-Unis, à Cuba et en Europe, de fréquents séjours, dont il nous donne un récit dans ses Lettres d'un voyageur [ 1850]. Après 1848, il soutint, dans le Eve-ning Post dont il était le directeur, Martin Van Buren et le mouvement antiesclavagiste, enfin il s'inscrivit au parti républicain qui venait d'être fondé. Lorsque le Sud réclama la Sécession, il blâma Lincoln pour sa modération et demanda qu'on employât la force pour réduire la rébellion. Il fut l'un des premiers publicistes américains à avoir donné au journalisme de son pays ses lettres de noblesse; en tant que poète, on le compare à Wordsworth pour son sentiment de la nature.

Liens utiles